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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 05:00

Saint Brieuc (22)

 

SAINT BRIEUC est la préfecture des Côtes d'Armor.

La ville doit son nom au moine BRIEUC, son fondateur : Originaire du Pays de Galle, il s'est installé vers 580 sur les hauteurs, y a fondé un monastère...

Saint Brieuc est l'un des 7 saints fondateurs de l'Armorique.

 

 

Dès 1807, on trouve une brasserie à Saint Brieuc, elle appartient à M. BERNARD et emploie 9 ouvriers.

 

En 1810, il existe deux brasseries : le brasseur Mathieu LE MÉE emploie 4 ouvriers et Louis SEBERT, 5.  

 

En 1812, il en existe trois, employant chacune 3 ouvriers ; mais la consommation de bière restant faible, deux vont fermer cette année là et la troisième survivra difficilement (elle existait encore en 1816).  

 

En 1842, la brasserie de Jean-Marie BERTHELOT emploie 7 ouvriers et utilise de l'orge des Côtes-du-Nord, du houblon de Belgique et d'Allemagne pour produire 2300 hl.

 

En 1855, Paul MATHONNET achète la brasserie se situant au Pont du Gouet, appartenant à la veuve de Jean-Aimé VIEL.  

 

En 1860, la brasserie VIEL emploie 10 ouvriers pour une production de 3600 hl. Viel1

 

En 1868, Paul-Pierre MATHONNET, fils de Paul, épousera Marie-Augustine VIEL, fille de Jean-Aimé.  

 

En 1871, Paul-Pierre MATHONNETachète un vaste terrain situé à la Ville de Berno. Et, en 1872, la société VIEL & MATHONNETy fait construire une brasserie-malterie et, cette société va devenir SOCIÉTÉ DE LA VILLE DE BERNO.

 

 

Mathonnet5 - Copie

 

En 1891, il existe deux brasseries qui emploient 28 ouvriers : SOCIÉTÉ DE LA VILLE DE BERNO appartenant à Paul-Pierre MATHONNET et RAVOULT & FILS appartenant à M. RAVOULT et Mme DELISLE. Cette dernière fermera ses portes en 1902.  

 

En 1900, la SOCIÉTÉ DE LA VILLE DE BERNO change de nom pour devenir la brasserie de SAINT-BRIEUC MATHONNET-DUSART.

 

La brasserie de SAINT-BRIEUC MATHONNET-DUSART, par contre, va connaître un regain d'activité avec l'arrivée , en 1900, de Henri DUSART, brasseur formé dans les brasseries du nord de la France, dont il est originaire. Il épousera la fille de M. MATHONNET. La SOCIÉTÉ DE LA VILLE DE BERNO changera alors de nom pour devenir la brasserie de SAINT-BRIEUC MATHONNET-DUSART et produira de la bière jusqu'en 1950, date de sa fermeture.

 

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Mais, c'est à cette époque que les grandes concentrations industrielles de brasseries du nord et de l'est de la France deviendront trop fortes et obligeront cet établissement à cesser de produire de la bière et n'être plus qu'un dépôt de boissons... Il fermera définitivement en 1960.

 

 

 

 

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 05:00

Quimper (29)

 

Quimper est le chef-lieu de département du Finistère. En breton, la ville se nomme Kemper, ce qui veut dire confluent : la ville est construite au confluent de l'Odet, la Steir, le Frout et le Jet...

Au 11ème siècle, elle s'appelait Civitas Aquilonia ; sous l'Ancien Régime Quimper-Corentin, puis fut rebaptisée sous la Révolution Montagne-sur-Odet.

 

 Quimper Plan

 

La première brasserie de Quimper date de 1624 et fut fondée par l'Irlandais John FAGAN, qui avait du fuir son pays après les persécutions dont étaient victimes les catholiques. Elle était située entre la porte Médard et la rue des Febvres. Elle fut détruite en 1768.    

 

En 1736, le brasseur FRÉVIN obtient une gratification de trois cents livres pour avoir construit une brasserie à Quimper et transformé une terre inculte en une houblonnière.

 

En 1750, il existe deux brasseries : une au n°2 rue des Réguaires et l'autre au n°1 place Médard.

 

C'est à cette période que le Parlement de Bretagne interdit l'utilisation de l'orge pour la fabrication de la bière. La production d'orge avait été déficitaire, et les brasseurs la remplacèrent par l'avoine.

 

La brasserie LEUCART a été créée en 1808 sur le boulevard Kerguélen, elle emploie alors deux ouvriers. En 1846, elle produit 175 hl de bière forte et 36 hl de petite bière. Elle sera reprise, au début du 20ème siècle, par Édouard LE BRAS, dont le fils Charles continuera la production, elle deviendra donc brasserie CHARLES LE BRAS. En 1860, elle emploie trois hommes, deux femmes et trois enfants. Elle fermera en 1943.

 

Une deuxième brasserie existe à Quimper, à cette époque, et elle appartient à Madame Veuve BOUTILLONNE et à son fils. C'est la plus importante de la ville, elle emploie cinq ouvriers en 1808 et, en 1846, elle produit 640 hl de bière forte et 343 hl de petite bière.

 

Cette brasserie, devenue brasserie PLANTA, elle emploie, en 1860, neuf hommes et une femme. Elle deviendra, par la suite, brasserie ARNAVON-PLANTA, puis ARNAVON, avant de fermer en 1902.

 

En 1868, Charles MAHÉ reçoit l'autorisation de créer une brasserie au n°5 de la rue du Pont Firmin, mais cela ne fera pas.   

 

Quelques brasseries créées au 19ème siècle, fermèrent avant la première guerre mondiale : la brasserie CHRÉTIEN en 1905, la brasserie FAVEREAU en 1910.

 

La brasserie E. BOIS, fondée en 1895, deviendra brasserie VEUVE BOIS en 1902, puis brasserie KERAUTRET en 1910, date à laquelle elle fermera...

 

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 05:00

  Nantes--44-.png

C'est au 19ème siècle qu'un nombre important de brasseries apparaissent à Nantes.

 

Dès 1808, Stanislas FIAUT exploite une brasserie rue Folare, en 1811, Martin CHEVALIER obtient l'autorisation de brasser, tout comme Nicolas MAGNIER, qui s'installe rue Donatien en 1814, et M. GERMAIN, rue Saint Léonard en 1815.

 

En 1815, un ancien prisonnier autrichien des guerres napoléonniennes, FREUDENTHALER, s'installe comme brasseur à l'entrée de la Grande Biesse. Comme sa bière natale lui manque, il décide d'en faire lui-même, et il la vend au café de l'Univers, place Graslin. Les affaires vont bien, et il fait venir d'Autriche troid de ses camarades, BURGELIN, SCHAEFFER et ROTHENBACH, qui fondent à leur tour d'importantes brasseries, dont la fusion en 1906 donnera naissance à la BRASSERIE NANTAISE.

 

 

En cette première moitié de 19ème siècle, les demandes de création de brasserie affluent: en 1817, M. BERHABE sinstalle à la Fosse au n°3, en 1819, André LIER s'installe chez un tonnelier de l'île Gloriette, en 1824, Antoine DUBOIS crée une brasserie au n°10 de la rue de Richebourg, en 1826, c'est au tour de M. LANELONGUE, au n°12 rue du Dos d'Ane, puis Michel MULLER et Auguste GIRAUD au Quai d'Enfer.

 

En 1827, MULLER et GIRAUD quittent le Quai d'Enfer pour continuer l'entreprise de M. KERN, créée en 1826 au n°1 de la rue des Recollets.

 

Le 12 avril 1827, le fils KERN reçoit l'autorisation de fonder sa brasserie dans l'ancienne église des Jacobins, place d'Espagne. Tout ceci se fait malgré le mécontements des voisins...

 

En 1828, c'est M. GUIDO qui est autorisé à construire une brasserie au n°1 du quai de la Magdelaine, en 1831, Nathaniel THORNTON le fait au n°4 de la rue du Dos d'Ane, en 1834, Henri TRAVAS est autorisé à continuer l'activité brassicole de M. DUBUISDEAU, rue Luzançon.

 

En 1836, deux brasseurs sont autorisés à monter leur brasserie : M. GANGLOFF au n°17 de la rue Gloriette et Jean-Baptiste KRAFT au n°2 de la rue des Recollets.

 

En 1836, Mme Veuve MAISONNEUVE se voit refuser d'ouvrir une brasserie au n°39 de la Chaussée de la Magdelaine, mais est autorisé à s'installer au n°35 rue Saint Clément.

 

En 1842, M. CHAUMIER reçoit l'autorisation de fonder sa brasserie au n°9 de la ruelle de la Prairie d'Amont, en 1844, c'est Pierre MATZ ou MALZ ouMADZ, contre-maître brasseur à laBRASSERIE BURGELIN,n°5 quai Saint Louis, qui s'installe à son propre compte au n°4 de la rue Lavoisier. Puis, en 1845, Mrs PALLIES et MANSON s'installent aux nos 16 et 18 rue du Dos d'Ane.

 

En 1850, Joseph SECKLER, associé à M TRUHIN est autorisé à remplacer Pierre MATZ. Il déménagera en 1859 au n°2 de la place Brancas.

 

 

En 1855, Auguste GUTTINGER est autorisé à établir une brasserie au n°2 du quai Baco, 10 ans plus tard, associé à M. DIEBOLT, il déménagera quai Lornelle.

 

En 1857, René RICHER, Victor BORDEAU et Pierre-Louis PLOQUIN s'associe et sont autorisés à créer une brasserie dans le quartier de Versailles. Elle prendra le nom de BRASSERIE NANTAISE.

 

En 1867, M. PINEAU est autorisé à construire une brasserie au lieu dit « la Maison Rouge », sur la route de Clisson.

 

En 1874, huit brasseurs poursuivent leur activité. Ce sont: Mrs BURGELIN, FREUDENTHALER, DIEBOLT, GANGLOFF, MANSON, SECKLER, SCHAEFFER et TRUHIN.

 

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En 1884, M. ROTHENBACH, travaillant chez M. FREUDENTHALER reçoit l'autorisation d'établir une brasserie au n°24 rue François Bruneau. A cette date, il ne reste plus que 5 brasseurs à Nantes: Mrs BURGELIN, DIEBOLT, FREUDENTHALER, SCHAEFFER et ROTHENBACH.

 

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En 1900, d'après le bottin des profession, les brasseries en activité à Nantes sont: E. BURGELIN, DIEBOLT, ROTHENBACH, SCHAFFER, BRETECHE, LE FORT, METAYER, REAL, RUF, anciennement VAN NEUMENet la BRASSERIE DES AVEUGLES.

 

 

 

En 1905, les brasseries SCHAEFFER, ROTHENBACH et BURGELIN se regroupent pour former la SOCIETE DES BRASSERIES NANTAISES.

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Par contre, en 1925, il n'y aura plus que 3 brasseries: BRASSERIES NANTAISES, rue J. Cholet, SESTON & MAHE, rue de Guérande et MAAS, représentant des BRASSERIES DE LA MEUSE, 17 quai d'Orléans.

 

BSN08

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tous ces renseignements sont tirés de l'oeuvre de Yann-Ber KEMENER,

"Bières et Brasseurs de Bretagne, tradition et renouveau" (1997).

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 05:00

Morlaix

 

MORLAIX se situe dans le département du Finistère (29). Il y a plusieurs origine au nom de cette ville : l'appellation latine MONS RELAXUS qui serait devenu MONT RELAIX ; ou le sens MOR LÈS, qui signifie « près de la mer » ; ou enfin d'après le Baron de Wismes, une expression désignant les Anglais qui dit « S'ils te mordent, mors-les », qui a été gardée comme devise...

 

 

L'histoire brassicole de Morlaix nous est révélée le 13 février 1658, au moment de la mort de Ollivier LE GOIR, époux de Jeanne GUÉGUEN, « tailleur et brasseur de bière ».

 

En 1704, un autre brasseur, Denis CORALAN paie ses impôts à Morlaix.

 

Au début des années 1800, trois brasseries fonctionnent à Morlaix, elles appartiennent à messieurs MICHEL, TOMSON et MAISONNEUVE.

 

Mais, en 1846, il n'existe plus qu'une seule brasserie dans cette ville. Elle appartient à la famille ALEXANDRE. Le propriétaire, à cette époque est Gabriel-Henri ALEXANDRE. Quatre ouvriers y travaillent pour produire entre 900 et 1100 hl de bière. Dans cette équipe, on trouve Vincent TÉOUT et Alexandre GODEC, ouvriers brasseurs.

 

En 1856, il y a trois brasseries qui emploient 11 ouvriers. En 1957, une nouvelle brasserie s'installent, et les quatre brasseries emploient alors 22 ouvriers.

 

En 1879, elles ne seront plus que trois : VICTOR ALEXANDRE FRÈRES, DU POULIET, gérée par François HERR et BOULINEAU & FILS.

 

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Dans les premières années du 20ème siècle, la brasserie VICTOR ALEXANDRE FRÈRES fermera (1910), la brasserie DU POULIETsera rachetée par Edmond et Camille LE BOSde Landerneau (29) avant de fermer définitivement vers 1925.

 

Beaucoup plus tard, en 1985, Christian BLANCHARDet François MALGORNinstallent la première micro-brasserie française rue Villeneuve, la brasserie des DEUX RIVIÈRES. Leur bière principale est la COREFF(CERVOISE en breton).

 

En 1999, Christian TROADEC, président du festival des « Vielles Charrues » prend la direction de la brasserie qui devient alors brasserie S.A.COREFF. La brasserie déménage alors à Carhaix (29).

 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 05:00

  Pontivy (56)

 

 

 

 

 

La bière constitue la boisson ordinaire de nombreux peuples septentrionaux et des Français du nord et de l'est. Elle fut, et est encore, assez peu consommée en Bretagne. Pourtant, l'Irlandais John FAGAN installa une première brasserie à Quimper en 1824...

 

A Pontivy, la première brasserie date de la fin du 18ème siècle. Les buveurs de bière ne sont pas le Pontivyens, mais les soldats présents dans la ville et originaires de régions où l'on boit plus ordinairement de la bière. Vers 1839, la consommation de la bière représente seulement 1% de la consommation de cidre. Ce chiffre se maintient jusqu'à la fin du 19ème siècle. A cette époque, dans le Morbihan, la consommation de cidre était de 104 litres par an et par habitant, la consommation de vin de 12 litres et celle de la bière de 1 litre... à cela, trois raisons: le prix du litre de bière est le double de celui du cidre, il n'y a pas de houblon en Bretagne, les Bretons ne sont pas habitués à boire la bière.

 

Vers 1850, les pouvoirs publics mènent des enquêtes pour contrer la consommation de vin et d'eau de vie, afin de promouvoir d'autres boissons moins « nocives » comme le cidre, le poiré ou ... la bière.

 

La première brasserie de Pontivy fut installée, vers 1792-1793, rue d'Austerlitz par Gilles COËNEN, né en 1752 en Belgique, dans le Brabant, réputé pour la bière. Il va s'installer en France au moment de la Révolution Française, il épouse Suzanne PORTRON, de La-Motte-Sainte-Bras. C'était une brasserie très artisanale.

Dix ans plus tard, alors que Pontivy est devenue Napoléonville, il embauche un jeune garçon de 17 ans, Henri DURINGER, fils d'aubergiste, né en 1789 en Bavière. Il se montre très compétent dans son travail et très apprécié de son employeur, et, en 1815, il devient directeur-fermier de la BRASSERIE COËNEN. Il épouse Marie LEJEUNE, qui lui donnera 7 enfants, dont Léon, né en 1822 et Henri, né en 1824, qui deviendront brasseurs.

Gilles COËNEN décède le 29 septembre 1816, Henry DURINGER, alors agé de 27 ans, va maintenir l'activité de la brasserie jusqu'à la mort de Mme COËNEN en 1919. Il voudrait acheter la brasserie et va alors contacter les trois héritiers COËNEN. Les pourparlers vont durer deux ans et le 27 septembre 1821 l'affaire est conclue: la BRASSERIE COËNEN devient la BRASSERIE DURINGER. A cette époque, l'orge vient des départements bretons et le houblon d'Alsace. La bière produite s'écoule bien, un tiers à Pontivy et Vannes et le reste à Rostrenen, Loudéac et Nantes.

En 1830, Mme DURINGER décède.

affiche bière burgelin

En 1837, la brasserie emploie 10 ouvriers et produit 1900 hl de bière. Lorsque mourut Henry DURINGER, le 27 septembre 1859, à l'âge de 70 ans, ses obsèques déplacèrent beaucoup de petites gens qui l'appréciaient beaucoup. Mais les bourgeois de l'époque étaient là aussi... Ce qui signifie que M. DURINGER était reconnu de tous.

 

C'est son fils Léon, qui travaillait avec lui à la brasserie, qui va lui succéder. Il épousera, en 1861, Amélie GUILLEMIN, qui lui donnera huit enfants, dont Emile, né en 1865. La brasserie prospère et emploie 12 ouvriers. Il décèdera le 22 octobre 1887, laissant une entreprise en très bon état financier.

 

 

 

 

 

                                                                                                                                     Affiche appartenant à Éva VEILLON

                                                                                                                                    (un grand merci) 

 

 

C'est donc son troisième fils, Emile, qui va lui succéder. Lui aussi travaillait déjà à la brasserie. Il épouse, en 1890, Anne LEBRIGAND, qui lui donnera quatre enfants, dont seul Henri, né en 1892, survivra. Emiledécèdera le 22 septembre 1909, victime d'une agression. La brasserie va continuer de fonctionner, mais sans direction: Henri, à 17 ans, n'a qu'une ambition, c'est d'être militaire. Anne, dit-on, mettra fin à ses jours en 1918.

A la mort de Anne, c'est Constant LE CORRE, employé à la brasserie, qui en prend la direction, puis l'achète. LA GRANDE BRASSERIE DURINGER fabrique toujours la bière DURINGER...

 

 

En 1847, Antoine QUINIVET achète une petite île, où se trouvait jadis le jardin du monastère des Recollets. Après quelques années, il y installe une minoterie. Il avait épousé Françoise LE CAM, fille d'un cabaretier. Elle lui donnera trois enfants dont Jeanne, qui épousera en 1862 Henri DURINGER, frère cadet deLéon, brasseur rue d'Austerlitz.

En 1866, en accord avec Antoine QUINIVET, son beau-père, Henri DURINGER installe une brasserie sur l'île, la BRASSERIE DES RECOLLETSet va faire concurrence à son frère Léon.

Le 22 mai 1869, Henri décède, son épouse va continuer l'exploitation aide de Louis LECART, natif de Damgan. En 1872, il épouse la veuve. La brasserie devient alors la BRASSERIE LECART.

En 1890, son épouse gravement malade, Louis LECART cède la brasserie à Eugène SCHMITT, né à Schlestadt (67) en 1856. Il quitta l'Alsace aoprès la guerre de 1870 et l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne. Il s'installa à Pontivy avec son épouse Julie née PRINTEMPS.

La BRASSERIE LECART devient la BRASSERIE EUGENE SCHMITT.

Il décèdera le 28 février 1915. La brasserie est alors gérée par René GERARD, né à Cambrai en 1892. Et en 1919, il épouse Marcelle SCHMITT, fille d'Eugène et Julie.

La brasserie devient BRASSERIE GERARD-SCHMITT. Elle va perdurer sous cette appellation jusqu'en 1925.

 

 

C'est à cette date que les deux brasseries pontiviennes vont se réunir: le 28 mai 1925, devant Maitre JUIGNIER, notaire à Pontivy, Constant LE CORRE et René GERARD ont établi des statu quo d'une société anonyme intitulée BRASSERIES PONTIVYENNES REUNIES. Et la société aura de droit de se dire successeur de la BRASSERIE DURINGER et de la BRASSERIE SCHMITT. L'exploitation des deux brasseries va se poursuivre de cette manière durant quelques années, puis la société va être dissoute par anticipation (elle était prévue 21 ans, soit jusqu'en 1956).

 

 

Le 2 novembre 1835, le maire de Pontivy donne l'autorisation à M. KERMELIN d'installer une brasserie. Cette brasserie, la BRASSERIE KERMELIN entre en activité en 1836, elle emploie trois ouvriers brasseurs. Elle fermera ses portes en 1838...

 

 

En 1932, les publicités ne citent plus la société mais BRASSERIE PONTIVYENNE C. LE CORRE. A cette époque, la brasserie de la rue d'Austerlitz est un dépôt régional de la BRASSERIE LA MEUSE et ne produit plus de bière. La bière arrive de Rennes et de Nantes en fûts et sont mises en bouteille dans la brasserie. Les brasseries pontivyennes auront vécu 140 ans...

 

 

J'ai tiré tous ces renseignements des articles de Charles FLOQUET, parus dans le "PONTIVY JOURNAL".

Je tiens à remercier Sylvie LE POUËZARD du Service Archives-Documentation de la ville de Pontivy qui m'a fait parvenire ces articles...

 

 

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 05:00

  landerneau

     Landerneau a compté au moins quatre brasseries: la plus ancienne est fondée en 1809 par M. CADEVIELE, puis vient celle de Joseph DESPINOY en 1917 .

 

      En 1846, il y a trois brasseries en activité dans cette ville, la première dirigée par Mme Françoise BAZIN, veuve de Francis ANDRIEUX, les deux autres par Mme Veuve MEVEL et Louis DESPINOY (qu'il a créé avec son père Pierre-Joseph la GRANDE BRASSERIE FLAMANDE quelques années auparavant).

 

      En 1860, ces trois brasseries existent encore. Elles emploient 24 ouvriers et produisent de la bière et des boissons gazeuses.

 

      En 1870, la GRANDE BRASSERIE FLAMANDE devient le principal établissement de ce type dans le département avec une production de 10 000 hl de bière transportée en fûts de bois et 1 million de bouteilles de limonade.

 

      Au debut du 20ème siècle, seule la GRANDE BRASSERIE FLAMANDE subsiste à Landerneau, mais la concurrence est dure.

 

      En 1925, plusieurs brasseries rassemblées autour de celle du KERINOU à Brest rachètent la GRANDE BRASSERIE FLAMANDE et la transforment en centre d'embouteillage. Ce rachat marque la fin des brasseries artisanales à Landerneau.

 

GBF

 

 

La famille DESPINOY

      Flamand d'origine, Pierre-Joseph s'installe à Landerneau en 1817 et crée, dans le couvent désaffecté des Capucins, une fabrique de bières et d'eaux gazeuses artisanales.

      Ses trois enfants naissent là, où peu à peu l'activité brassicole prend de l'ampleur. Le couvent devient leur résidence et ils déménagent la brasserie rue de la Fontaine Blanche.

      Entre 1838 et 1842, Pierre-Joseph et son fils Louis installent la brasserie, qui deviendra GRANDE BRASSERIE FLAMANDE.

      En 1867, Louis s'associe avec Charles LE BOS, qui a épousé une de ses deux filles. Ensemble, ils font fructifier la brasserie jusqu'à en faire la plus importante du département.

 

Pierre Joseph DESPINOY (1776-1862)

Louis DESPINOY (1820-1886)

Charles LE BOS (1836-1913)

 

 

 

Je tiens à remercier Thierry MARSAUDON, du service du Patrimoine Historique de Landerneau de m'avoir fourni ces précieux renseignements, tirés du catalogue d'exposition "De vignes en villes: le vin dans le pays de Landerneau-Daoulas, des origines à 1918", réalisé par ce même service...

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 05:00

Brasserie Sainte Colombe

La Landelle

35134 SAINTE COLOMBE

 

 

Tel : 02 99 47 73 23

Fax : 02 99 47 73 23

 

E Mail : brasserie.ste.colombe@orange.fr

Web : http://www.brasserie-sainte-colombe.com

 

 

 

Lors de l'été 1996, dans le pays de la Roche aux Fées, la brasserie SAINTE COLOMBE est née de la volonté de deux personnes passionnées de Bretagne et de bière, Henri EVERTS et Gonny KEIZER sa compagne. Ce couple de Néerlandais s'est perfectionné aux Pays Bas. C'est la première micro-brasserie d'Ille et Vilaine.

 

Colombe 2 

 

En 2006, arrive, pour les aider, Pierrick CLAVIER.Colombe 10

 

Le 7 novembre 2008, c'est le 1000ème brassin avec une bière spéciale pour l’événement.

 

En 1996, la production était de 84 hl et en 2010, 1400 hl.

 

La distribution s'effectue à la pression lors des fêtes locales, les mariages et dans les bars, en bouteilles sur le marché de Rennes tous les samedis, dans les caves et magasins de produits régionaux...

 

La brasserie est ouverte aux particuliers le samedi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h.

 

 

 

 

La gamme...

 

 

SAINTE COLOMBE, bière, non filtrée, non pasteurisée, refermentée en bouteilles ou en fûts, se déclinant en :

 

Ambrée (1996), titrant 5,5%. Colombe 1

Rousse (1996), bière de type abbaye belge, titrant 8%

Blanche (1999), titrant 5,5%

Bière de Noël (1999), bière de garde d'hiver, rousse, au miel et aux épices, titrant 7%

Grand Cru (2001), bière brune de type barley wine, titrant 10%

Blonde (2006), bière bio titrant 5,5%

Dorée (2007), bière de type Hefeweizenbier, titrant 5,5%

PIE NOIRE BRETONNE (2010), bière brune au seigle et malt fumé, titrant 6%

 

 Colombe 14 pie noire

 

 

      

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces bières ont reçu de nombreuses médailles au Concours Général Agricole de Paris, dont :

 

OR : en 2003 pour l'Ambrée, en 2007 pour la bière de Noël, en 2011 pour la Dorée

 

ARGENT : en 2004 et 2008 pour la Blanche, en 2009 pour la bière de Noël, en 2008 et 2009 pour la Grand Cru

 

BRONZE : en 2006 pour la Blanche

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 05:00

Les Brassins de Saint-Malo

4 rue Chateaubriand

35400 SAINT MALO

 

 

 

 

Tel : 02 99 20 52 99

 

Web : http://fr-fr.facebook.com:LesBrassinsDeSaintMalo?filter=3

 

 

 

Nathalie LEGENDRE s'est installée à Saint-Malo dans la restauration et l'hôtellerie en 1999 et, l'idée d'une micro-brasserie lui est venue quelques années plus tard. Depuis 2009, elle est associée à son amie Charlène CORNILLOT et elles travaillent toutes deux avec un brasseur amateur. Elles apprennent le métier.

 

Brassins 6 

 

En juillet 2012, sort le premier brassin de leur brasserie : c'est la première bière de Saint-Malo et 100% malouine. Le brassage, la mise en bouteille et la dégustation se font sur place. Tout se fait à la main, même la mise en place des étiquettes sur les bouteilles...

 

Cette micro-brasserie est ouverte au public de 14 h à 23 h.

 

Bientôt, elles espèrent vendre leur bière au delà des murs de leur petite brasserie.

 

 Brassins 1

 

La gamme...

 

 

PORT MALO, bière blonde pur malt titrant 5%

 

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 05:00

Brasserie de l'Ombre

L'Ombre

35750 IFFENDIC

 

 

Tel : 06 26 76 43 11

 

E Mail : contact@brasseriedelombre.com

Web : http://www.brasseriedelombre.com

 

     Ombre 1

 

La brasserie a été créée en décembre 2009 par Steven GUYADER. Elle est située au cœur du pays de Brocéliande...

 

Ses bières sont bio, réalisées à partir d'orge biologique de Bretagne. Elles sont disponibles en bouteilles de 75 cl et, pour certaines, en fût de 19 litres.

 

La brasserie est ouvertes au public le vendredi matin de 9 h à 12 h.

 

 

 

 

 

La gamme... Ombre 2

 

 

OMBRE ROUGE, bière ambrée titrant 6,7%

 

OMBRE BLANCHE, bière blanche titrant 5,7%

 

OMBRE JAUNE, bière blonde titrant 5%

 

OMBRE BLEU, bière de type American Pale Ale, titrant 5,7%

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 05:00

Micro-brasserie Bressan

3 rue de la Trémouille

35500 VITRÉ

 

 

Tel : 02 99 75 23 64

Fax : 02 99 75 23 64

 

E Mail : bressan.pub@free.fr

Web : http://www.bressan.pub.free.fr

 

 

 

Pierre JEULAND a suivi une formation théorique à l'Institut Français de la Brasserie et des la Malterie (IFBM) de Nancy (54), puis s'est intégré dans quelques micro-brasseries du Nord de la France, pour parfaire son savoir.

 

Bressan 1

 

Puis, en décembre 1999, il se lance dans l'aventure brassicole : il utilise des malts d'orge et de blé français, du houblon allemand, des levures anglaises et du matériel belge...

 

Au départ, il produit diverses sortes de bières à la demande des clients, qui viennent les consommer dans son pub.

 

Puis viennent ses bières :

 

 

La gamme... Bressan 4

 

POTION, se déclinant en :

 

Dorée, titrant 5,2%

Ambrée, bière aux trois épices (coriandre, cannelle et cardamone)

Blanche, bière épicée aux écorces d'agrumes et de coriandre, titrant 4,7%

 

Noire, bière de type stout, fruitée et torréfiée

Bière de Noël, bière ambrée titrant 6,3%

Bières événementielles à thème...

 

 

Bressan 20 

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