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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 04:00

 

 

Delettes est une petite ville de 1126 habitants, se situant près de Saint Omer... Delettes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le long de la route de Saint Omer, on peut apercevoir une girouette où se dresse GAMBRINUS, le roi des brasseurs. Elle a été installé sur la brasserie par Louis MAHIEU-DEROO en même temps qu'une touraille en 1886. L'année suivante, il fit agrandir la brasserie. La brasserie s'appelle alors MAHIEU

 

Deletre 1

 

En 1920, les propriétaires (Achille RÉHANT-DEROO, Léon COURTOIS etLouis DELCOURT) forment une société collective de brasseurs.

 

En 1922, Daniel DELÉTRÉ-RISCHEBÉ rachète la brasserie et fait rebâtir un nouveau logement patronal vers 1932. Elle prend donc le nom de son repreneur DELÉTRÉ-RISCHEBÉ. La malterie fonctionnera jusqu'en 1930 et la brasserie jusqu'en 1960. Elle deviendra alors un dépôt de boissons, comme beaucoup d'autres petites brasseries de l'époque...

 

Deletre 4

 

Une autre brasserie existait à Delettes, rue Concogne, c'est la brasserie ALBA. Cette brasserie a connu de nombreux propriétaires tout au long de son fonctionnement :

Augustin DELOHEN-ALBA (1882-1892), Oscar RACE (1892-1911), Jules MOLMY-HAMY (1911-1915), Pierre DETEUF (1915-1918), Marie ROUSSEL, veuve Auguste VANDAELE (1918-1920), Léon LEFEVRE-ISAERT (1920-1926), Philippe BOUVAIS et Henri LENGHIEN (1926-1929).

En 1929, la brasserie est rachetée par Jean-Baptiste ROYON-RAYMOND, qui la fait démolir pour en faire une maison individuelle : il n'était pas brasseur...

 

 

Tous ces renseignements m'ont été fournis par la section "Histoire et Patrimoine" de Delettes. link 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 04:00

 

hautmont 010

 

Hautmont, petite commune du Nord, près de Maubeuge, est surtout connue pour la tornade qui en a détruit une partie. Mais, tous ou presque ont oublié, qu'au 19ème siècle, Hautmont était une cité brassicole où l'on a recensé au moins cinq brasseries...

 

BRASSERIE-MALTERIE DARTEVELLE

Situé impasse Wincart, cet édifice correspondait sans doute à la brasserie de l'Abbaye de Hautmont, comme l'atteste une pierre taillée avec l'emblème des brasseurs datant de 1741. Une brasserie et une malterie s'y installèrent dans la seconde moitié du 19ème siècle. La famille DARTEVELLE les acquiert en 1888.

Détruite en partie durant la première guerre mondiale, la brasserie servit alors d'entrepôt de farine, puis deviendra un atelier de teinture, puis les Huileries Hautmontoises. Aujourd'hui, le bâtiment est en ruine.

 

 

BRASSERIE-MALTERIE DEHARVENG

Elle fut construite en 1859, rue Sous le Bois. Elle fut rachetée par la famille COGNIOT, qui la transforma en maison d'habitation.

 

 

BRASSERIE-MALTERIE DE LA SAMBRE

La brasserie fut construite entre 1850 et 1900, par MM. CLEBOIS et LANTHIER, dans les bâtiments de l'ancienne abbaye bénédictine de Hautmont. D'après l'annuaire des brasseurs de 1927, le gérant de l'époque était M. BLANCHARD.

Son activité a cessé après la seconde guerre mondiale et les bâtiments furent rachetés par la commune et servaient de lieu de stockage.

Il reste un vestige de cette brasserie avec l'inscription encore visible sous le fronton.

 

 hautmont 007 - Copie


BRASSERIE-MALTERIE COLLET-HERBECQ
La brasserie fut construite dans le courant du 19ème siècle, face au logement patronal construit au 18ème. La malterie daterait du début du 20ème. Elle prendra les noms de COLLET FRERES, puis de TILLY SAMBRE.

L'ensemble sera détruit en 1960, le logement patronal existe toujours et sert aujourd'hui d'habitation.

 

 

BRASSERIE COOPERATIVE

Elle fut construite avant 1887, date à laquelle elle eut l'autorisation de puiser de l'eau dans la Sambre, ses deux puits existants ne fournissaient plus assez pour la production. On ne sait rien de plus sur cette brasserie-malterie.

Ses locaux sont actuellement occupés par l'usine de construction mécanique PAQUET.

 

 hautmont 002

 

 

Je tiens à remercier Mme Gaëlle LE GOUÈZE, archiviste municipale de la ville de Hautmont pour m'avoir fourni tous ces précieux renseignements

 

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 04:00

 

coudekerque-copie-1

 

La commune de COUDEKERQUE-BRANCHE a eu un important passé brassicole. La cité a compté une dizaine de brasseries différentes :

 

La première, la brasserie SEIZE, elle s'est installée, aux alentours de 1890, à l'angle des rues Gustave Fontaine et Maurice Berteaux.

 

La deuxième s'est installée vers 1893 route du pont de Steendam. Elle a appartenu à cinq familles différentes :DENIELE-PICCEU, WEUS, MAILLARD, DECHERF et VANNOORENBERGHE. Elle a cessé ses activités durant la seconde guerre mondiale.

 

La troisième s'est installée route de Bergues vers 1895-1998. Elle a appartenu successivement aux familles BETHLÉEM, JACOBSON et PIÉCY. De 1914 à 1929, elle porte le nom de brasserie du LION DES FLANDRES. Elle a cessé ses activités durant la seconde guerre mondiale.

 

La quatrième entre en activité vers 1895-1899 à l'angle des rues Gabriel Piéri et Gustave Fontaine. Elle appartenait à Alexandre VANDERBERGHE. Ses bâtiments furent détruit en 1970.

 

La cinquième est installée vers 1902-1904 rue Marcel Baroo par Georges OLIVIER. En 1906, elle change de propriétaire et devient la brasserie CARLIER. Elle prendra les noms de CARLIER & Cie puis BRASSERIE MODERNE CARLIER & Cie. En 1965, elle est rachetée par PELFORTH, qui en fait son troisième site de production jusqu'en 1980, date de l'arrêt définitif de production. Elle sera détruite en 1995.

 

La sixième est installée route de Bergues vers 1903-1906 par messieurs WARIN et DELATTRE. Quelques années plus tard, elle devient la propriété de Charles DELACROIX, puis de la société VANNESTE & JANSSEN.

 

La septième est installée rue Célestin Malo vers 1903-1907 par Armand SANSEN. Ensuite, elle appartiendra à Gaspard ROELS puis à la famille TACCOEN, et enfin à la famille VANOORENBERGHE, qui possédait déjà la brasserie installée route du pont de Steendam (la deuxième). De 1908 à 1919, elle porte le nom de brasserie de l' UNION DES FLANDRES. A partir de 1931, celui de brasserie VANOORENBERGHE. Elle étendra son activité en fabriquant de la limonade, des sodas, sirops et jus de fruits. Elle cessera son activité en 1988.

 

La huitième est installée boulevard Jean Jaurès vers 1907-1910 par Oscar BOUDENOOT. Elle cessera son activité en 1955.

 

boudenot 1 

 

La neuvième est également installée par Armand SANSEN rue Hoche vers 1907-1909. Ensuite, elle appartiendra à Gaston DUBOIS. Elle cessera son activité en 1922 et sera détruite en 1994.

 

La dixième est la plus contemporaine, située rue des Forts, elle portait l'enseigne TERKEN.

 

 

 

 

Je tiens à remercier Mme Céline Van LIERDE-CARBON, responsable de la bibliothèque d'étude Léonce BARON et des archives historiques de la ville de Coudekerque-Branche.

(sources : registres des patentes de 1906 à 1939, matrices cadastrales de 1896 à 1910, recensements de la population de 1881 à 1936, sous-série 5J établissements dangereux, insalubres et les bulletins municipaux)

 

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 04:00

Brasserie CASTELAIN

13 rue Pasteur

62410 BENIFONTAINE

  2

Tel : 03 21 08 68 68

Fax : 03 21 08 68 60

 

E Mail : contact@chti.com

Web : http://www.chti.com


   

 

 

 

 

 

 

Fondée en 1926 par François SEYRAN et Cornil DELOMEL, qui lui donne son nom, la brasserie DELOMEL est située dans un petit village aux portes de Lens. Sa production atteint 30 000 hl, mais elle va se retrouver après la seconde guerre mondiale, de plus en plus concurrencée par les grands brasseurs industriels.

 

Elle produit des bières de fermentation basse, assez légères en alcool, vendues surtout en litre consigné et un peu en bouteille, ce sont : l' HIRONDELLE et l' IMPÉRIALE.

 

En 1966, la brasserie DELOMEL est rachetée par Roland CASTELAIN, un négociant en vin d'Auchy-les-Mines, qui s'intéresse autant à son réseau commercial qu'à la production de bière: une brasserie, c'est surtout des clients...

 

La production de bière ne cesse de décliner, tombant à peine à 3 000 hl en 1978, quand Yves, à moins de trente ans, prend la succession de son père. C'est un passionné de bière et il n'a pas envie de tout laisser tomber.

 

Pour Noël 1978, il fait un essai: élaborer une bière plus forte et plus goûteuse, reprenant une vieille tradition largement tombée en désuétude à l'époque. La surprise vient des clients, qui en redemandent. Alors, en 1979, Yves CASTELAIN se décide à sauter le pas et consacre toute son énergie à élaborer une bière forte, titrant 7%. Elle sera conditionnée en petites bouteilles et reste à trouver un nom...

 

Ce sera la "CH'TI", terme issu du picard, abréviation de ch'timi, qui désigne les gens et la langue du nord. Il symbolise l'amitié et la solidarité. L'étiquette s'orne du portrait d'un mineur de fond, une "gueule noire". L'industrie minière étant en déclin, le Nord-Pas de Calais s'identifie de moins en moins aux charbonnages et la "gueule noire" va progressivement s'estomper sur l'étiquette de la CH'TI, avant de disparaître totalement.

 

La brasserie CASTELAIN, elle, progresse lentement mais sûrement et le pari d'Yves se révèle payant: la CH'TI se décline en blonde, ambrée et brune, plaît de plus en plus.

Yves CASTELAIN est, à la différence de nombre d'artisans brasseurs, un partisan de la fermentation basse. Et, brasseur dans l'âme, il a longuement affiné ses procédés pour développer le potentiel aromatique de ses bières. D'abord, le brassage se fait par infusion par paliers successifs, pour atteindre 74°C. Une technique plus lente et plus complexe, mais qui développe des arômes maltés. Puis la fermentation, réalisée avec une levure de basse, s'effectue à une température de 14°C, là encore, pour augmenter l'expression aromatique. Enfin une longue garde assure une parfaite homogénéité aromatique à la bière, six à sept semaines au moins, aux alentours de 0°C et jusqu'à douze semaines pour les bières de Noël.

 

Dans cette brasserie, la qualité est une véritable obsession, au point qu'il vient d'engager un ingénieur chargé de la parfaire en tous domaines, depuis la sélection des malts et des houblons, déjà très rigoureuse jusqu'aux phases ultimes de l'embouteillage et de la distribution. De plus elle a été équipée en 2001 d'une soutireuse dernier cri.

 

Tout en gérant la croissance régulière de sa brasserie, Yves CASTELAIN, aidé de sa soeur Annick, témoigne au fil des années d'un goût permanent pour l'innovation, tempéré par une solide prudence: il va être le premier en France à élaborer une bière biologique, répondant aux normes des organismes certificateurs, la JADE, titrant 4,5%. 10-annick

 

castelain 

 

Après avoir tenté plusieurs lancements dans différentes directions, comme la Saint Patron, bière refermentée sur lies, qui s'écartait un peu trop du style de la brasserie, Yves CASTELAIN aborde le nouveau millénaire en se recentrant sur sa marque emblématique, la CH'TIet sur la JADE. Depuis deux ans, une nouvelle CH'TI a été lancée, la Triple, plus forte en alcool, 7,5%, achevant la gamme.

 

Ayant dépassé 33 000 hl en 2000, la brasserie s'est donné comme objectif d'atteindre 35 voire 37 000 hl en 2001, à raison de 55% en grande distribution, 35% en cafés-restaurants et 10% à l'exportation, notamment en Grande Bretagne.

 

Yves CASTELAIN vient de créer avec deux autres brasseries, CHIMAY et DUVEL, une structure très originale, le Groupement des Bières Spéciales. Cette société de distribution offre aux acheteurs une plate-forme unique d'enlèvement, située à Bénifontaine, et une facturation unique pour l'ensemble des bières produites par les trois brasseries. Voila de quoi réduire les coûts de distribution et de facturation, tout en échappant aux contraintes des grands du secteur. En autre, la brasserie continue à faire des livraisons à domicile... Une société spécifique, "le brasseur qui livre" a été créée à proximité de la brasserie, avec un vrai service de livraison, possédant un parc de treize camions.

 

Très attentif à l'évolution des marchés, Yves CASTELAIN  a repéré l'apparition des micro-brasseries, qui se développent en France depuis quelques années. Ainsi s'est-il lancé dans l'aventure avec la SAINT POLOISE, une micro-brasserie installée dans cette petite ville du Pas de Calais, Saint Pol sur Ternoise. Couplée à une activité importante de restauration, cette unité va lui permettre d'élaborer de nouvelles bières, plus légères que la gamme CH'TI.

 

Yves CASTELAIN, à la recherche d'une enseigne de café-restaurant lui permettant de faire connaître ses bières, s'appuie sur un professionnel de la restauration, Cédric KRZYZOSIAK. Ensemble, ils créent la Taverne du Ch'ti, en septembre 2000, face à la gare de Lens. L'affaire marchant bien, les associés se donnent encore un peu de temps avant de multiplier les Tavernes du Ch'ti.

 

La brasserie de Bénifontainea eu depuis longtemps le souci de bien recevoir ses visiteurs éventuels. Outre de belles fêtes ponctuant la vie de la brasserie, elle accueille actuellement 10 000 personnes par an dans son petit musée, où on été rassemblés des outils, des matériels et des objets publicitaires d'autrefois, retraçant le passé de la bière dans la région.

 

 

 

 

 

La gamme...

 

 

 

CH'TI, bière de fermentation basse, se déclinant en: 36

 

BLONDE (1979), de couleur dorée, moelleuse à l'arôme délicat, élaborée à partir de 4 houblons, elle titre 6,4%.

AMBREE (1986), de couleur cuivrée, titrant 5,9%.

BRUNE (1983), dense et moelleuse, à la saveur parfumée, elle titre 6,4%.

BLANCHE (2002), titrant 4,5%.

TRIPLE (1997), puissante mais équilibrée, elle titre 7,5%.

De Printemps (1985), bière ambrée titrant 5,9%.

De Noël , bière blonde titrant 7,5%.

 

 

 

JADE (1986), bière pure malt, avec des matières premières provenant de l'agriculture biologique (malts Trévois et Volga), elle titre 4,5%. Elle est très légère et désaltérante. C'est la première bière biologique française.

 

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MALTESSE (2007), bière blonde titrant 7,7%. 40

 

DERBY (2010), bière blonde titrant 5%.

 

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SAINT PATRON, bière blonde sur lie, trouble, titrant 7,5%, elle subit une troisième fermentation en bouteille. Elle est brassée en l'honneur de Saint Arnould.

 

BLONDE DES 7 VALLEES, bière fine et légère à l'arôme équilibré, titrant 5,6%.

 

BLANCHE DES 7 VALLEES, bière d'orge et de froment (30%), titrant 4,5%, aromatisée à la coriandre et à l'écorce d'orange.

 

AMBREE DES 7 VALLEES, à 5,9%, bière fine, issue du brassage de malts pâles, lui donnant sa couleur cuivrée et son goût caramélisé.

 

KORMA, bière blonde spéciale, élaborée à partir de sept malts différents.

 

CERVOISE AU MIEL, bière moelleuse, aux arômes floraux de miel sélectionnés, titrant 6,4%.

 

SAINT POLOISE, bière spéciale à l'ancienne, titrant 6,4%. Blonde de caractère, franche et généreuse, elle doit sa saveur aux houblons des Flandres. Conditionnées en 75 cl.

 

SAINT POLOISE GRAND CRU, blonde de caractère, titrant 7,5%. Bière de Terroir. Sélection très rigoureuse des matières premières malt et houblon. Conditionnée en 75 cl.

 

BIERE DES COULONNEUX, à 5,8%, ambrée.

 

BLANCHE DE BENIFONTAINE, bière rafraîchissante et légère, titrant 4,5%. Mélange de malt pâle, de froment d'avoine et d'épice. Sa faible amertume soulignée par les arômes fruités et épicés ravira les amateurs. Conditionnée en 75 cl.

 

BLONDE SPECIALE DE BENIFONTAINE, bière légère et équilibrée, titrant 5,6%. Brassée avec des malts pâles et des houblons fins et aromatiques. Fine pétillance. Conditionnée en 25 et 75 cl.

 

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 04:00

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Brasserie THIRIEZ

22 rue de Vormhout

59470 ESQUELBECQ

 

 

 

Tel : 03 28 62 88 44

Fax : 03 28 62 88 44

 

 

E Mail : brasserie.thiriez@wanadou.fr

Web : brasseriethiriez.com

 

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Elle est créée en 1996 par Daniel THIRIEZ dans les bâtiments de l'ancienne ferme-brasserie POITEVIN, en activité jusqu'en 1945. Les premiers brassins sont élaborés à partir de janvier 1997.

 

Daniel THIRIEZ commence ses premiers brassins amateurs à 17 ans. Après des études d'histoire et un cursus parfait à Sciences Po, il intègre un grand groupe de distribution en tant que chargé des ressources humaines. Il y restera 11 ans.

 

Ce métier est trop statique, Daniel préfère « bouger ». Pendant deux ans, il met au point son projet: fabriquer de la bière. Il cherche une habitation pour y installer sa brasserie et également sa famille. Il visite beaucoup de brasseries, surtout en Belgique. Il va faire des stages de perfectionnement dans un institut à Bruxelles.

 

Il trouve enfin la ferme-brasserie ayant appartenu à la famille POITEVIN et s'y installe. Il acquiert du matériel italien de marque Vélo.

 

Au début des années 2000, la brasserie se jumelle avec la SWALE BREWERY dans le Kent (Angleterre). Les deux entreprises mènent des actions promotionnelles et créent ensemble la bière LES FRERES DE LA BIERE à partir de malts français et aromatisée au houblon du Kent. Mais en 2003, la SWALE BREWERY arrête toute activité, le nom FRERE DE LA BIERE n'a plus aucun sens, Daniel THIRIEZ la rebaptisera ETOILE DU NORD.

 

En 2001, un nouveau bâtiment en bois est construit pour le stockage des matières premières et de la bière produite.

 

En juin 2006, c'est une nouvelle salle de brassage de 20hl qui est inaugurée. Elle est équipée de quatre fermenteurs de 40hl.

 

Les bières sont toutes élaborées selon les mêmes règles:

  • Eau, malt d'orge ou de froment, houblons en pellets, épices selon les recettes, levure fraîche et, surtout, aucun colorant.

  • Brassage par infusion, suivi de la filtration et de l'ébullition.

  • Fermentation haute (de 18 à 25°C selon les bières) en tank cylindro-conique.

  • Garde froide d'au moins deux semaines puis soutirage. Les bières ne sont ni filtrées, ni pasteurisées, mais refermentées en bouteilles.

 

 

 

 

La gamme...

 

 

VIEILLE BRUNE

En 2007, la brasserie avait créé une VIEILLE BRUNE, titrant 5,8%. Les dernières bouteilles ayant été vendues, Daniel THIRIEZ décida d'en « refabriquer » une, avec plus de houblon et plus de malt, mais aussi avec une levure de vin... Après 3 mois de viellissement, elle est sortie début 2011. Elle titre 7,5% et promet...

 

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BIOBIERE

C'est une bière bio fine et désaltérante, titrant 5,5%.

 

 

BLONDE D'ESQUELBECQ

C'est la première bière produite par la brasserie. Elle est à base d'orge de printemps à deux rangs et houblon des Flandres. Elle titre 6,5%.

 

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AMBREE D'ESQUELBECQ

Elle est issue de leur première bière de Noël. Les malts sont légèrement grillés. Elle titre 5,8%.

 

 

LA ROUGE FLAMANDE

C'est le nom d'une race de vache laitière. Elle est née le 28 mars 1999, lors de l'inauguration d'une statue de l'animal à Bergues. C'est une brune qui titre 5,8%, très aromatique et un peu épicée.

 

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L'ETOILE DU NORD

Elle s'est d'abord appeléeLES FRERES DE LA BIERE, fruit d'un partenariat avec le brasseur anglais John DAVIDSON de la SWALE BREWERY. C'est une blonde aromatisée au houblon du Kent, titrant 4,5%.

 

 

LA MALINE

Elle est mise au point à Noël 2004. Elle est de couleur noire avec un goût grillé et boisé et titre 5,8%.

 

 

ESQUELBECOISE

Elle est brassée depuis 1999. A base de malt de froment (30%) et de malt d'orge, modérément houblonnée, c'est une blonde qui titre 5,6%.

 

 

 

LA BIERE DE Noël

Elle fait l'objet d'une recette différente chaque année.

 

 

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C'est une dérivée de L'ETOILE DU NORD, rebaptisée pour le marché américain.

 

 

 

A l'occasion, la brasserie a produit au fil des années des petits brassins de bières évènementielles ou des bières à façon...

 

LA PLUM ALE, pour le « Volant Artois », club de badmington d'Aire sur la Lys.

 

LA BENACHE, pour le « Musée de la Vie Rurale » de Steenwerk.

 

LA BIERE DE GEDEON, por Bourbourg.

 

LA BIERE DES FRAISES, pour la « Fête de Fraises » de Verlinghem.

 

LA BIERE DU TRICENTENAIRE, pour le « CCI » de Dunkerque.

 

LA MIAULE, pour « l'association des commerçants » de Gravelines.

 

LES CARILLONS, pour les expositions sur les célèbres « Carillons des Flandres ».

 

LA PATATE FEST, poue la « Fête de la Pomme de Terre » d'Esquelbecq.

 

LA TAMBOUR MAJOR, pour le « Carnaval » de Dunkerque

 

LA MOULIN....

 

 

 

 

 

La brasserie se visite toute l'année, pour les particuliers ou pour les groupe, sur rendez-vous... Reportez au numéro de téléphone ou de fax et au courriel au début de l'article.

Durant cette visite vous verrez la fabrication de la bière, vous découvrirez le houblon à travers une véritable petite houblonnière, vous pourrez déguster la production de la brasserie et bien sûr vous pourrez acheter les produits.

Les tarifs de la visite pour 2011 sont de

3,50 euros pour les adultes

2 euros pour les enfants de moins de 16 ans.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 04:00

Brasserie DREUM

Rue Basse

59519 NEUVILLE EN AVESNOY

 

 

Tel : 03 27 27 54 69

 

E Mail : ladreum@free.fr

Web : http://www.ladreum.com

 

  dreum1 - Copie

Né de parents producteurs de pommes de terre et de grands parents agriculteurs, Jérôme DREUMONT n'est maître-brasseur que le week end ; en semaine, il est responsable d'un studio de création publicitaire.

 

Il crée sa micro-entreprise en 2005 dans le petit village de Neuville en Avesnois.

 

La brasserie est ouverte tous les samedi de 14 à 17 heures : il y a une visite guidée d' 1 h 30 et une dégustation et tout ceci pour la modique somme de 4€. Sous-Bocks-France Sous-Bocks-France

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La gamme... ETIQUETTES--France- ETIQUETTES--France-

 

DREUM, qui se décline en : Dreum Blonde

 

Blanche, bière aromatisée aux écorces d'oranges, à la coriandre et à la menthe, titrant 5,5%

 

Blonde, titrant 6,5%, avec ajout de miel

 

Rousse, titrant 7%

 

Bière de Noël, bière ambrée titrant 7,5%

 

 

Jérôme produit également un confit de bière, qui peut être utilisé en remplacement de la confiture d'oignons dans tous vos accompagnements...

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 04:00

BRASSERIE-RESTAURANT « AU BARON »

2, rue du Piémont

59570 GUSSIGNIES

 

 

 baron 11

Tel : 03 27 39 89 04

 

E Mail : xavier@brasserieaubaron.com

Web : http://www.brasserieaubaron.com

 

 

 

 

Il y a longtemps, à Gussignies il y avait une cinquantaine de cafés et deux marbreries qui employaient jusqu'à mille ouvriers, venus de tout l'Avesnois. L'estaminet « AU BARON » était le rendez-vous pour la plupart d'entre eux. En arrivant, on déposait sa gamelle pour le repas de midi, que la patronne mettait à réchauffer, et la rendait même lavée le soir... A chaque fois, c'était l'occasion de boire un coup, bière, genièvre ou autre. Ainsi marchait le commaerce, à la satisfaction générale.

 

Personne ne se rappelle pourquoi cet estaminet fut appelé « AU BARON ». Mais de la cinquantaine existant il y a un siècle, il est un des derniers survivants.

 

Robert BAILLEUX, le père d'Alain, est pour beaucoup dans la concrétisation du projet familial. Ingénieur brassicole de formation, il travaille notamment à la brasserie de DOUR en Belgique (là où naîtra son fils en 1953), puis chez BARE-VAL DES CYGNES à Valenciennes (59). Devenu directeur technique chez S.E.B., il voyagera beaucoup (Zaïre, mais aussi Denain, Sochaux, Nantes), mais, à chaque fois, on demande à Robert BAILLEUX de fermer ces brasseries au nom de la concentration de l'industrie brassicole.

 

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Alors, il élabore en secret le projet d'avoir un jour sa propre brasserie « comme autrefois », où seront brassées les bières qu'il préfère.

 

En fin de compte, ce sera son fils Alain qui sera l'artisan de ce projet : né dans une brasserie, il se spécialise dans la chimie, où il travaillera durant de longues années. Entre DOUR, où travaille son père et Valenciennes où résident Alain et sa famille, se trouve le petit village de Gussignies. Ce village est agréable et reposant et, Robert y achète une maison de campagne, à quelques mètres de l'estaminet AU BARON. Sa propriétaire, assez âgée, désire le vendre... Et pourquoi pas se dit la famille BAILLEUX. L'affaire est conclue en 1973.

 

Mais, pour conserver la licence IV, il faut garder l'établissement ouvert : Alain va alors mener une double vie, il travaille dans l'industrie chimique la semaine et gère son café le week end.

 

Au début, il sert uniquement de la boisson, puis des casse-croûtes, puis des plats chauds... la machine est lancée et, en 1982, il décide d'agrandir l'établissement pour en faire un véritable restaurant et tout cela sans oublier le projet familial de brasserie artisanale. Il a déjà une cuve de brassage, provenant de la brasserie de SOCHAUX, qui lui sert de grill dans un angle de so restaurant.

 

C'est le 8 juin 1989, que la brasserie AU BARON est inaugurée, avec sa première bière, L'AMBREE DE SAINT MEDARD, du nom du saint patron de Gussignies. Suivront pour l'hiver, LA CUVEE DE NOËL et au printemps 1990, LA CUVEE DES JONQUILLES, blonde titrant. 7% comme toutes les autres bières.

 

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Les BAILLEUX ne sont pas pressés d'innover car leurs bières plaisent et suffisent à satisfaire les clients. Il y a tout de même quelques bières événementielles, réalisées à façon pour des manifestations locales : LA NOUVELLE AVENTURE en blonde et en ambrée, L'OHAINAISE, LA PONTOISE, LA SAINT PANSARD, pour la commune de Trélon, LE CAILLOU CORNU pour les festivités brassicoles d'Ecaillon, L'ANGE ALE, pour le magasin Bootlegger à Paris.

 

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A la brasserie, rien n'a changé depuis le commencement : les bières sont pure malt, de la malterie de Marquette, de fermentation haute, houblonnées avec trois variétés du Nord. Seules les cuves de brassage-ébullition et filtre ont été changées pour répondre à la demande... Les bières sont conditionnées en bouteilles de 75 cl à bouchon de liège, au moyen d'une machine semi-automatique. Chaque année sont élaborés 1 300 hl de bières. Un tiers est vendu sur place, le reste dans la région.

 

Les bières d'Alain BAILLEUX constituent une grande passion au quotidien, mais le restaurant est, lui aussi, une véritable réussite... A l'intérieur, une centaine de places assises et une terrasse permettent de prendre son repas midi et soir, mais aussi tout au long de la journée se faire servir une assiette de charcuterie ou de fromage. C'est Mme BAILLEUX qui s'occupe du restaurant, sa fille aînée, titulaire d'un BTS de gestion hôtelière et le fils Xavier, DUT de génie industriel, y travaillent. Il y a dix personnels au restaurant et deux à la brasserie (+ Alain).

 

 

 

 

La gamme...

 

SAISON SAINT MEDARD, bière de garde titrant 7%

 

CUVEE DES JONQUILLES, blonde titrant 7%

 

CUVEE DE NOËL, brune titrant 7%

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 04:05

 

 

PELFORTH participe à des courses cyclistes dans le Nord de la France en 1959, 60 et 61 avec un autre brasseur CARLIER, qu'il rachètera en 1965. Mais, c'est le Tour de France qui va faire le succès de la marque en permettant la mise en place à chaque étape, par l'intermédiaire de leurs dépositaires de la PELFORTH. L'équipe PELFORTH SAUVAGE LEJEUNE est présente depuis 1962 et gagnera le Tour avec Jan JANSSEN en 1968 (dernière année de présence). 

 

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Durant le tour, des visites « mystère » sont effectuées dans les bars; si le cafetier donne une PELFORTH à celui qui demande « je veux une bière », il gagne 700 francs et une caisse de bière.

 

Aux Jeux Olympiques de Grenoble en 1968, des 204 Peugeot affichent les couleurs de PELFORTH.

 

PELFORTH multiplie les actions promotionnelles radiophoniques avec :

 

« les jeux de la mémoires », au cours desquels l'animateur posait des questions se rapportant à PELFORTH (quel est le gagnant du Tour de France 1968 ? Jan Janssen – Pourquoi les terrassiers aiment la bière ? Parce qu'ils pellent forte)

 

« le jeu de l'amitié » sur RMC, Europe 1 et Sud Radio, une vedette interviewée devait définir l'amitié par une phrase dans laquelle un mot avait été supprimé et inscrit dans une capsule de PELFORTH. Les auditeurs téléphonaient à la station pour donner le mot manquant.  

 

Sur le plan publicitaire, Omer BOUCQUEY (1921-2003), fils de Louis BOUCQUEY, créateur de Blair, petit personnage pour PELICAN dans les années 1930, réalise un film pour PELICAN en 1963, quatre films en 1967 et trois en 1969 pour PELFORTH.

 

Le succès de la PELFORTH est tel que la brasserie PELICAN décide, en 1972, de changer le nom en celui de PELFORTH.  

 

C'est à ce moment que l'agence Alice, à l'instigation de LEVIER, choisi, pour augmenter le volume des vente, le slogan : « la bière des hommes qui ont soif »

 

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En 1973, PELFORTH lance la boîte PELFORTH PALE, mais le consommateur n'était pas encore prêt, il se méfiait du produit en raison du souvenir du goût métallique chez les soldats en Algérie, quand KRONENBOURG les approvisionnait entre 1955 et 1962. Pel 110

 

En 1975, un département alimentaire est créé pour traiter différemment les grandes surfaces du CHR qui réalise, avec près de 30 000 cafetiers, les trois quarts des ventes.

 

En 1984, elle s’associe au groupe FRANCAISE DE BRASSERIES, qui l'absorbe en 1986.

 

En 1988, FRANCAISE DES BRASSERIES est rachetée par HEINEKEN SA., qui modernise et développe l'outil de production en y installant une deuxième salle de brassage.

 

En 1990, HEINEKEN choisit un nouveau positionnement pour la PALE qui change de nom pour PELFORTH BLONDE.

 

En 1991, l'agence ALICE conçoit la campagne des capsules dans laquelle dialoguent la blonde et la brune.

 

A partir de 1991, le groupe HEINEKEN vise avant tout la rentabilité et veut supprimer le maximum de marques au profit de la seule HEINEKEN. Elle brasse également sous licence GEORGE KILLIAN LETT une ale irlandaise rousse, la GEORGE KILLIAN’S.

 

En janvier 1998, PELFORTH lance une nouvelle bouteille de 65cl, galbée, sérigraphiée et pourvue d'un bouchon mécanique. Et en 1999, une nouvelle campagne arrive avec le slogan « signe particulier : Pelforth ».

 

En 2001, PUBLICIS prend le relais avec le slogan : « bière comme personne ». L'objectif est de persuader les non consommateurs de bière brune qu'elle n'est pas amère en mettant en avant les spécificités comme le goùt de caramel, de café sucré ou encore l'onctuosité de la mousse...  

 

En mars 2003, une variante est lancée, la PELFORTH AMBREE.

 

 

 

 

 

 

La gamme...

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PELFORTH BRUNE. Créée en 1937 pour imiter les strong ale anglaises, c'est une bière brune de spécialité, de fermentation basse, titrant 6,5%, élaborée à partir de malts sélectionnés et savamment torréfiés. Elle a une couleur acajou, brun sombre, un arôme riche et puissant, une mousse onctueuse, un goût délicatement caramélisé et léger en amertume.

 

PELFORTH PALE. Lancée en 1963, surnommée la "drolette", en raison de sa bouteille trapue dans le bas et dotée d'un long goulot, cette blonde désaltérante, fruitée et houblonnée, a une couleur blond doré, à l'arôme de pain grillé et de noisette fraîche. Elle sera appelée ainsi à une époque où il semblait nécessaire d'angliciser les mots.

 

PELFORTH BLONDE, appelée PELFORTH PALEjusqu'en 1991, c'est une bière de type pilsner, de fermentation basse, titrant 5,8%, surtout servie à la pression. C'est une bière rafraîchissante, agréable à l'apéritif.

 

PELFORTH AMBREE, créée en 2003

 

PELICAN, bière blonde, titrant 4,8%, brassée depuis 1921.

 

 

 

 

 

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 04:00

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En 1863, Louis BOUCQUEY de CAESTEKER réalise son rêve en posant ses cuves en cuivre dans le quartier Vauban à Lille (59). Vrai pionnier, il invitera Louis PASTEUR à réaliser ses expériences dans son établissement. Jusqu'à la première guerre mondiale, ils élaborent de la bière de fermentation haute et la production varie de 10 à 20 000 hl par an.

 

Pel 114C’est associé à deux autres brasseurs, Armand DEFLANDRE et Raoul BONDUEL  que Louis BOUCQUEY, petit-fils du créateur, inaugure en 1921 la brasserie du PELICAN et affiche son ambition, innover et saisir l’air du temps, ce sera avec des bières de fermentation basse. La brasserie souhaitait avoir une marque générique, avec un symbole sympathique et identifiable universellement. De plus, à cette époque, la danse du pélican était un fox-trot très populaire. Affubler sa bière d'un nom d'oiseau, il fallait oser… alors que pratiquement tous les brasseurs donnaient leur patronyme comme nom de leur brasserie.

 

Le succès est rapide: 10 000 hl en 1921, 100 000 en 1933...

 

En 1937, alors que la mode est aux bières étrangères, la brasserie lilloise ajoute à sa gamme une bière brune, typiquement anglaise. C'est Jean de FLANDRES, fils d'Armand, entré dans la brasserie en 1935, qui va l'élaborer. Armand DEFLANDRE souhaitait brasser une bière avec plus de 20 kg de malt par hl, il le fera avec 43 kg (il voulait contrer un concurrent, dont la PORTER39 contenait 39 kg d'orge par hl), et une culture pure de levure de fermentation haute provenant d'une bière anglaiuse de la brasserie de KINGSTON ON THAMES, où il avait fait un stage...Mais, il était inconcevable qu'une bière de type strong ale soit française. PELICAN décida de donner à sa bière brune outre une bouteille et une étiquette britannique, un nom qui s'y rattache, la bière s'appellera donc PELFORTH 43. (c’est la contraction de PELican et FORTe, anglicisée par le H final.)

 

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Lancée lors de l'Exposition à Lille, première foire internationnale tenue en 1937, la PELFORTH 43 bénéficie des réclames dans les journaux, les autobue te les tramways. Sa commercialisation va s'étendre dans la région des Flandres, le Nord et le Pas de Calais. Dans le Nord de la France, on ne buvait ni eau minérale ni vin, la bière était la boisson quotidienne des adultes, mais aussi des enfants. Pour attirer la clientèle familiale, la réclame montre un papa pélican avec la mère et les enfants dont l'un tire avec une ficelle un petit chariot contenant une PELFORTH.

 

A la fin des années 1930, sa gamme comprend deux bières différentes, la blonde PELICAN et la brune PELFORTH.

 

Les sous-bocks apparaissent en 1943 en même temps que le slogan« toute la famille en boit ». Pour promouvoir la bière, des primes sont accordées sur les bouteilles et permettent ainsi à de nombreux parents de préparer le trousseau de leur enfant.

 

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A cette époque apparaissent un verre réservé aux cafetiers: le verre de dégustation « ballon » ou verre « calice » entouré d'un liseré or. Il offre un diamètre plus petit en haut qu'en bas, permettant à la mousse de bien tenir. Il permet à la bière de s'épanouir, de prendre de la rondeur.

 

 

 

 

Faute de matières premières, la fabrication est interrompue durant la seconde guerre mondiale. Au moment de son relancement, en 1950, la notoriété de la marque PELFORTH est telle qu'elle peut songer à son extension dans le reste de la France. Le chiffre 43 va être progressivement abandonné car il rappelle trop les années de guerre...

 

En 1955, une nouvelle bouteille de 25cl, plus trapue, de forme carrée, dotée d'une nouvelle étiquette avec, sur un fond rouge, PELFORTH écrit en blanc.

 

Au début des années 1960, la réclame devient publicité... La concurrence des brasseries alsaciennes conduit PELFORTH à renouer avec la publicité. Les premières affiches apparaissent dans le métro parisien. Les slogans sont : « A chacun sa Pelforth » et « une Pelforth par jour »

 

La concurrence est également vive avec les brasseurs belges, qui proposent aux cafetiers de les aider financièrement (à cette époque, les banques ne prétaient pas d'argent) pour moderniser leur comptoir avec, en contrepartie, la vente pendant plusieurs années de leur propre bière. PELFORTH va donc intervenir pour aider à la vente ou à la reprise de fonds de commerce en prospectant auprès de militaires ou de gendarmes à la retraite qui ont de l'argent à placer. La PELFORTH est alors la seule bière brune sur un marché dominé pr les bières blondes; les entrepositaires percevaient des marges plus importantes et devenaient des acteurs et des promoteurs de la diffusion de la marque réduisant d'autant les coûts commerciaux. Les volumes vont passer de 50 000 hl en 1958 à 1 million en 1968. Même les cafés « tenus » par d'autres marques, commercialisent la PELFORTH.

 

Afin de développer la marque PELFORTH, un nouveau produit est lancé en 1963, la PELFORTH PALE, de fermentation basse.

 

Le pélican perd progressivement son air triste avec un bec redressé et non refermé sur lui-même. Il est présent sur l'étiquette, la capsule, l'enseigne du café ou la plaque émaillée...

 

En 1964, elle rachète la Brasserie Coopérative de Mons en Baroeul, fondée en 1903, et s'y installe en 1966.

 

 



    à suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 04:00

 

Dans cette région, la consommation de bière est de 80 litres par an et par habitant, alors que dans la France entière, elle n'est que de 34 litres...

 

La proximité de la Belgique constitue une épine dans le pied des brasseries du Nord-Pas de Calais. Yves CASTELAIN de la brasserie du même nom : « Les consommateurs français connaissent mal nos bières. Du coup, ils sont persuadés qu'il faut passer la frontière pour avoir de bons produits. ».  

 

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Les brasseries indépendantes ne sont plus les seules à proposer des bières de dégustation. Les géants du marché n'ont pas mis longtemps avant d'investir dans ce créneau : TERKEN, avec une production de 60 000 hl a longtemps été le plus gros brasseur indépendant de France, mais, en 2004, le Tribunal de Commerce de Roubaix prononce sa liquidation judiciaire. La brasserie était trop petite pour rivaliser avec les multinationales de la bière.                                                                                                                                                    après         

 

Au début du 21ème siècle, sur les 30 brasseries indépendantes de la région, 18 sont des brasseries artisanales ou des micro-brasseries, produisant moins de 25 000 hl par an. Progressivement, ces brasseries indépendantes s'organisent : en 2002, est créée une commission officielle de « petits brasseurs » au sein du Syndicat des Brasseurs de France ; en 2008, le Syndicat des Brasseurs du Nord essaie d'obtenir l'Indication Géographique Protégée et de faire connaître une tradition brassicole dont beaucoup de consommateurs ignorent tout...

 

 

Quelques chiffres de 2012 :

 

28 brasseries indépendantes

 

1840 emplois

 

690 millions d'€ de chiffre d'affaire

 

 

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