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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 04:00

Confrérie du Houblon d'Or

5 rue Jean Roisin

59800 LILLE

 

 

Tel : 06 78 05 11 46

E Mail : houblondor@neuf.fr

 

  houbor 1

 

La CONFRÉRIE DU HOUBLON D'OR fut créée en 1962 par un groupe d'amis, habitués à se retrouver autour d'un verre de bière...

 

Ils décidèrent alors de faire sortir de l'oubli une confrérie consacrée uniquement à la bière, fondée à Lille au 15ème siècle par JEAN SANS PEUR, duc de Bourgogne, comte de Flandres et d'Artois. (c'est lui qui introduisit le houblon dans le brassage de la bière).

 

Le premier chapitre de cette confrérie, qui choisit le nom du produit essentiellement présent dans la bière, eut lieu le 21 mars 1964 à Lille sous le parrainage de la CONFRÉRIE DU FOURQUET de Bruxelles.

 

La tradition perdure, et, chaque année en janvier, se tient à Lille un chapitre solennel en l'Hospice Comtesse ou à la préfecture ou la salle des Beaux-Arts.

 

La confrérie compte plus de 1 800 membres intronisés.

 

Les buts de l'association sont :

Promouvoir les qualités de la bière, organiser à cet effet toutes manifestations poursuivant cet objectif : concours de tirage de bière, journées européennes de la bière, lancement de la bière de saison et elle participe à tous les salons, manifestations ayant trait à la bière.

Entretenir des relations amicales entre ses membres et leurs conjoints : chaque mois, un apéritif-repas avec conférence réunit les chevaliers dans un site agréable, des sorties et des visites de brasseries sont organisées...

Aider les œuvres sociales régionales : la confrérie distribue environ 9 000 € à des œuvres caritatives suite aux droits d'entrée, cotisations et bénéfices lors des manifestations.

 

houbor 2 

 

Les Chevaliers :

Pour devenir chevalier de la Confrérie, il faut en faire la demande, répondre à un questionnaire et être parrainer par deux chevaliers.

Lorsque le demandeur est accepté, il est jugé « dignus intrare » et doit prononcer le serment suivant lors de son intronisation :

 

Par le grand Saint Arnould

Par le roi Gambrinus

Je jure fidélité à la bière

Fille du houblon que je m'engage

A honorer en tout temps

et en tout lieu

Je le jure.

 

Il est alors adoubé par le Grand Maître et reçoit le cordon avec la médaille et son diplôme.

 

Les Grands Maîtres : houbor 3 - lezaire

Gustave SIX (1962-1969)

Jacques LEPERS (1969-1988)

Freddy JACQUEMART (1988-1998)

Georges DUCOULOMBIER (1998-2005)

Jean-Louis LEZAIRE (2005-....) en photo ci-contre............................... 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 04:00

Depuis le début de l'année 2008, Annick CASTELAIN a succédé à son frère Yves à la tête de la brasserie de Bénifontaine. Ce dernier souhaitait prendre du recul par rapport à la marche quotidienne de l'entreprise, tout en restant présent dans son organigramme.

 

Castelain Annick

 

C'est le souci de la continuité familiale qui a conduit Annick à prendre la succession de son frère. Ce dernier, à 58 ans avait envie d'avoir un peu de temps pour lui et de prendre du recul (cela faisait trente ans qu'il travaillait 12 heures par jours à la bonne marche de la brasserie).

 

De sept ans plus jeune que son frère, Annick ne s'est pas sentie tout de suite concernée par l'entreprise familiale, achetée par son père Roland en 1966...

 

Elle commence par faire des études de psychologie, puis se tourne vers un DESS de gestion, et se prend de passion pour le monde de l'entreprise, son organisation, ses méthodes...

 

Elle fait son entrée dans la brasserie en 1981, s'occupant d'abord de l'administratif et des questions financières. Elle participe aussi à l'informatisation de l'entreprise. Dans un deuxième temps, elle s'intéresse à tout ce qui touche au commercial et au marketing, nécessités vitales pour développer l'activité familiale et, surtout, indépendante.

 

Au fil des années, elle devient le véritable bras droit de son frère Yves. Alors, elle s'intéresse à la production proprement dite. Mais elle reste toujours en retrait.

 

Elle n'apparaît que très récemment pour présenter les bières du CH'TI lors de la première exposition à Paris des bières médaillées du CGA, ou du traditionnel lancement des bières de Noël dans le Nord.

 

Ce changement de présidence n'est pas une révolution chez CASTELAIN, le frère et la soeur travaillaient déjà la main dans la main...

 

La brasserie vient d'arriver au terme d'un lourd programme d'investissement. Ce changement marque la fin d'une époque et, peut être, l'amorce d'un nouveau style.

 

Les dossiers difficiles ne manquent par pour Annick, dont l'approvissionnement en malt, il est très cher et très rarae dans les variétés nécessaires à faire ubne bonne bière.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 04:00

 

Charles LEPERS est né en novembre 1985, il est le fils de Bertrand LEPERS, cinquième génération des dirigeants depuis la fondation de la BRASSERIE D'ANNOEULIN par Auguste MAILLE en 1901...

  lepers1

Après une section sports-études sans succès, il rentre, un peu forcé par son père, à la brasserie familiale à 18 ans. Il commence par y faire les cartons de bières, mettre les papiers dorés sur les cols de bouteilles et assurer le ménage avec l'équipe de la brasserie. C'est là qu'il apprit que la bière faite par son père avait une vraie valeur. Il se lance dans un bac pro en industrie agroalimentaire avec une option brasserie (mi-temps à l'école, mi-temps à la brasserie).

 

Mais ce n'était pas facile de se faire une place dans la brasserie paternel, il restait tout de même le « fils à Papa »...

 

Mais la passion pour la bière prend le dessus. Il cherche sans cesse à amèliorer les recettes des bières et à faire face à la concurrence. Ce n'est pas facile de développer une brasserie centenaire.

 

 

Depuis trois ans, il a déjà reçu cinq médailles sur six produits présentés.

 

lepers2

A la fin de son interview par François DEVOS pour « BIERE MAGAZINE »,  Charles LEPERS déclare :

 

« Nous sommes des Artisans, c'est à nous de faire valoir les produits du Nord et d'en vivre correctement ».

 

lepers3

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 04:02

BRASSERIE DE SAINT OMER

à SAINT OMER (62)

pour les magasins AUCHAN

 

 

 

 

C'est une bière blonde, à base de malt d'orge et de blé, maïs et colorant caramel, titrant 4,2%.

 

Mousse: blanche, fine, persistance moyenne.

 

Couleur: blonde dorée limpide et brillante.

 

Nez: malté et houblonné.

 

Bouche: Attaque fraîche et bien pétillante, avec une franche amertume. Le corps est bien malté avec une finale bien persistante.

 

Commentaires: Désaltérante....

 

 

Munsterbrau

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 04:01

BRASSERIE DE SAINT OMER

à Saint Omer (62)

pour les magasins CARREFOUR

 

 

 

 

C'est une bière blonde à base de malt d'orge, de blé et de maïs, titrant 4,7%.

 

Mousse: plutôt crémeuse, courte persistance.

 

Couleur: blonde assez pâle.

 

Nez: malté avec une pointe de levure.

 

Bouche: Attaque franche, bonne pétillance avec une amertume perceptible en arrière-plan. Corps mince, arômes discrets avec une fin dominée par l'amertume.

 

Commentaires: désaltérante, mais tout de même lourde sur la fin ...

 

Premium Lager

.

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 04:00

BRASSERIE DE SAINT OMER

à SAINT OMER (62)

pour les magasins ED

 

 

 

 

C'est une bière blonde, à base de malt d'orge et de blé, maïs et colorant caramel, titrant 4,5%.

 

Mousse: blanche, fine, persistance moyenne.

 

Couleur: blonde dorée limpide et brillante.

 

Nez: discret, malté et houblonné.

 

Bouche: Attaque fraîche et bien pétillante, avec une amertume légère qui s'installe rapidement. Le corps est bien malté et bien charpenté et une finale bien persistante.

 

Commentaires: Désaltérante....

 

Schoenbrau

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 04:00

         A cette époque lointaine, partout en Flandres ce n'était que batailles et rumeurs guerrières.

 

pillage 

            Un jour, l'armée du Roi surgit dans le petit village, affolant habitants et animaux:

"Oh là, manants, le royaume a besoin de votre or"

       Fouillant de fond en combles les masures et greniers, ils surprirent une jeune paysanne, les bras chargés d'une brassée d'orge.

"Dis-moi ma belle, où se trouve le trésor du village ?"

       Faisant fi de sa peur, la demoiselle dit:

"Le trésor, vous êtes entrain de l'éventrer. Ces sacs d'orge sont notre seule richesse et, si vous l'épargnez, je vous livrerais son secret. De ces graines d'orge, je ferais une boisson qui fera votre renommée." 

       La jouvencelle aux cheveux d'or ouvrit alors un tonneau et y puisa une large louche de bière artisanale. Le chevalier y trempa les lèvres et dit:

"Ma foi, qu'est-ce là ?"

"C'est ma façon à moi de travailler le grain d'orge pour en brasser le malt."

       L'histoire vint aux oreilles du Roi:

"Comment s'appelle cette fille ?" "Je ne sais pas, votre altesse."

"Donnez lui mon sceau d'or. Désormais cette reine s'appellera MALTESSE..."

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 04:02

 

Cambresis - 3

 

 

 

CAMBRAI

La ville recèle encore trois beaux spécimens de brasseries-malteries épargnés par les guerres :

Face au marché couvert, on rejoint l'ancienne place au Bois, aujourd'hui rue Saint-Jacques. La construction de la brasserie-malterie LA CAMBRÉSIENNE remonte à la seconde moitié du 19ème siècle, elle aurait été établie sur le site de l'ancien hôpital Saint-Jacques-au-Bois, qui abritait déjà une brasserie. En 1927, elle était la propriété de M Édouard BIDAULT et produisait, à cette époque, 36 000 hl. Elle est remarquable grâce à son immense touraille. Elle cessera son activité entre les deux guerres. C'était une des plus importantes brasseries du Cambrésis avec une production de 60 000 hl. On note l'utilisation de la polychromie pour le décor en céramique se sa façade. Sous l'arc d'une fenêtre apparaît la tête du légendaire roi Gambrinus.

 

cambresienne 2

 

Établie rue Saint-Georges vers 1805, sur le site d'une autre brasserie du 18ème siècle, la brasserie SAINT GEORGES devint la société par actions WENIS FRERES, FALLEUR et MARISSAL, et son activité s'arrêtera en 1940. La brasserie proprement dite a été détruite, ne subsiste que la malterie avec sa touraille carrée où la cheminée d'aération remplace la girouette. On remarque la forme plein cintre des baies, l'alternance de briques brunes et roses de la corniche et des arcades. La représentation sculptée de Saint Georges terrassant le dragon ou de Saint Michel sans son cheval est unique dans le Cambrésis et rappelle que la tradition brassicole préconise de fabriquer la bière entre la Saint Michel le 29 septembre et la Saint Georges le 23 avril.

 

Saint Georges 11

 

Direction Niergnies, rue Saint Ladre, la troisième brasserie est un ensemble du 19ème siècle, composé d'un logement de contre-maître, d'une brasserie-malterie auxquels s'adjoignent bureaux, grande cour, entrepôt, hangar et atelier de réparation... Les immeubles réservés à la fabrication et à l'élaboration de la bière datent de 1890. La brasserie produisait 50 000 hl de bières et de limonades.

En 1905, elle se forme en société coopérative A. CLOEZ & Cie, dite brasserie du XX°. En 1913, elle est dirigée par J. MARISSAL , en 1927 par M. LEFEBVRE-MASSIN et en 1946 par Gustave DELCOUR et Lucien DELFOLIE. La malterie a fonctionné jusqu'en 1969, la brasserie jusqu'en 1972, date à laquelle elle occupait une soixantaine d'ouvriers. Elle fut reprise à cette même date par la G.B.M. De Roubaix (59). On remarque le symbole « XX° » sur les bâtiments construits après 1900. Une partie de l'usine a été détruite en 1994.

 

 

MARCOING  

La brasserie RIONDEL dite de SAINT ROCH est installée en bordure du canal de Saint Quentin. C'est une ferme et brasserie à la fois qui date de 1813 ou 1817 et l'ensemble a été remanié au fil du temps. L'atelier de fabrication est assez imposant ; on y retrouve les ouvertures en plein cintre à meneaux métalliques. La cheminée, le grenier à grain et l'entrepôt sont témoins de l'activité brassicole. La brasserie cesse de produire pendant la seconde guerre mondiale.

 

Riondel 6 

 

Face à la mairie, se dresse la brasserie-malterie BOULANGER dite aussi de l' EAUETTE, reconnaissable à sa cheminée carrée. Aménagée successivement en ensemble brassicole, le petit atelier de fabrication apparaît démesuré à côté du logement patronal imposant. Cette brasserie a cessé toute activité vers 1950.

 

 Boulanger 1

 

AUBENCHEUL AU BAC

Située face à la mairie, la brasserie-malterie SOLAU est fondée en 1873 et fonctionne jusqu'en 1969. Il ne subsiste qu'une infime partie de l'ancienne malterie, qui accueille actuellement le service animation du village. En face de ce bâtiment où alternent pierre blanche et brique, s'élèvent la ferme et le logement des anciens propriétaires.

Au 11rue de Marcoing, se tient l'ancienne brasserie GAUTIER-PÉTRIAUX, à côté de la maison des brasseurs aux céramiques colorées. L'atelier de fabrication, dont on aperçoit le pignon portant la date 1887 et l'inscription « brasserie » gravée dans la pierre, est de petite taille. A gauche se trouvait la salle de brassage, à droite la malterie et la touraille qui n'est pas reconnaissable de l'extérieur. C'est la plus petite unité de production de ce circuit. La fabrication a cessé en 1943. La cheminée à été détruite ensuite.

 

 

SAILLY LES CAMBRAI

Rue de Sancourt, la brasserie LUCAS-CAVROIS se compose de deux parties situées de part et d'autre de la rue. La ferme et ses dépendances sont disposées autour d'une grande cour. ; le site réservé à l'activité brassicole construit en briques à la fin du 19ème siècle, délimité par un muret, est repérable par la cheminée ; les bâtiments servant au stockage et à la maintenance font face à l'atelier où l'on brassait la bière. Les murs de celui-ci sont découpés en travées reliées entre elles par un arc en plein cintre simulé par la brique.

La brasserie TARLIER-FONTAINE aurait été fondée vers 1838. Détruite en 1914, elle est reconstruite en 1920 et cessa définitivement en 1940, la brasserie étant, à cette date, transformée en dépôt de boissons puis en magasin d'antiquités. La maison patronal a l'aspect d'un manoir flamand avec ses pignons à redents. Ses murs marient la brique et la pierre, seul l'atelier en brique témoigne encore de l'activité brassicole. Les dépendances de la ferme s'articulent autour d'un pigeonnier planté au centre de la cour.

 

Tarlier 1

 

IWUY

A la fin du 19ème siècle, on recensait à Iwuy sept fabriques de bière dont la seule visible aujourd'hui est la ferme-brasserie-malterie fondée par J. MASCAUT. L'atelier de brassage, la touraille de séchage avec sa toiture en forme de pyramide tronquée, le logement du brasseur la distingue d'une simple ferme. Autour de la cour au tracé irrégulier, tous les locaux utiles au fonctionnement de l'entreprise subsistent : écuries, remises à tonneaux, four industriel, cheminée à base carrée. Une minuscule plaque se trouve à l'entrée et signale le nom du fondateur, la date (1876) et l'affectation des lieux.

 

Mascaut 1 

 

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 04:01

 

Cambresis - 2

 

SOLESMES

Au 58 rue Emile Duée, se tenait une ferme-brasserie, fondée en 1850 par Jean-Baptiste DELACROIX, qui restera dans la famille jusqu'à la cessation d'activité vers 1950, date à laquelle elle est transformée en dépôt de boissons pour la brasserie LEDUC à Bruille lez Marchiennes (59), puis pour la brasserie BARÉ à Valenciennes. . La ferme existait déjà en 1788, date inscrite au dessus de la porte de la grange. Les pièces où l'on fabriquait la bière s'élèvent face à la maison d'habitation et aux dépendances disposées autour d'une cour pavée ; la malterie, arrêtée en 1914, a perdu sa toiture typique. Les bières produites étaient livrées en fûts, puis en bouteilles à bouchons mécaniques. En 1930, la brasserie produisait 4 000 hl et employait 5 ou 6 ouvriers à temps plein. Abbaye 1

Aux 53 et 55 rue de l'Abbaye, la brasserie dite de l'ABBAYE, fondée vers 1750, a cessé de fonctionner en 1957, date à laquelle elle a été transformée en dépôt de boissons. Les installations et matériels ont été modernisés vers 1900, occupée en 1918, elle est remise en état de marche en 1920, et produit 25 000 hl. Érigée en 1837 sur le site de l'ancien prieuré dépendant de l'abbaye de Saint Denis, qui abritait déjà une brasserie, la ferme-brasserie-malterie HERMAN-DELAPORTE fonctionnera jusqu'en 1899, puis elle porte le nom de CHIRIS-DELAPORTE, devient vers 1925, la propriété de la famille DE LA ROCHE DU RONZET jusqu'à sa fermeture. En 1927, elle produisait 30 000 hl et en 1946, 50 000 hl de bières nommées SELVA, SOLPA et SALZA. A cette époque, la brasserie employait 50 personnes... A gauche de l'entrée, l'ancienne malterie s'élève aux côtés de l'ancienne brasserie. La maison patronale est datée de 1876 et l'atelier de fabrication de 1899. En façade, sur la rue, des panneaux de céramique polychromes agrémentés de feuilles et de cônes de houblon indiquent la raison sociale de l'établissement. Sur les pignons, les lucarnes et ferronneries évoquent les produits agricoles à la base de la fabrication de la bière. L'ancienne tonnellerie est datée de 1780 et complétait la ferme attenante à la brasserie.

 

 

VENDEGIES SUR ECAILLON  

La brasserie BISIAU-ROMBAUX, aux n° 50 et 58 route de Valenciennes, illustre le modèle de la ferme-brasserie traditionnelle. Construite en 1778, comme l'indique la date portée sur le l'entrée, la ferme s'est adjoint une brasserie vers 1890. En 1893, elle est au nom de BISIAU-JENART, en 1902 à celui de BISIAU (à cette époque, la brasserie produisait 5 000 hl) et en 1927 à celui de BISIAU-ROMBAUX, jusqu'à la cessation d'activité en 1939. La brasserie est désaffectée, la touraille de la malterie a disparu.

 

Bisiau 1

 

 

SAINT PYTHON

Au 46 rue Joffre, s'est construite en 1913, la GRANDE BRASSERIE COOPERATIVE DE SOLESME. En 1952, elle change de raison sociale et prend la dénomination de BRASSERIE DE L'UNION DES COOPERATEURS DE LA SELLE ET DE LA SAMBRE. Rachetée en 1985, elle devient brasserie de SOLESMES et ferme définitivement en 1988. Le matériel a été modernisé au fil des années : dont en 1954 le matériel nécessaire à la fermentation basse et en 1964 une nouvelle chaufferie et une salle d'embouteillage. Elle est l'une des première brasseries conçues en semi-cascade, utilisant en partie la loi de la pesanteur. Dans cette rue, on peut voir de gauche à droite, la salle des machines, l'atelier de brassage avec, au deux derniers étages, les pièces réservées au concassage et au stockage du malt, le bâtiment au toit à double charpente, qui abritait les bacs de refroidissement.

 

sambre 1

 

 

SAINT VAAST LES SOLESMES Richez 1

La brasserie COLLERY a été édifiée à la fin du 19ème siècle au 106 rue Jean Jaurès. On la connaît en 1888 sous le nom de MICHAUX COLLERY et en 1902 sous le nom de COLLERY COLMANT. Sa production n'a jamais dépassé 5 000 hl et elle cesse de fonctionner vers 1916. La maison du maître-brasseur est accolée à l'atelier de fabrication qui se résume à une cave surmontée de la salle de brassage. Les écuries et autres dépendances complètent l'ensemble. Sa disposition en « L » rappelle de nombreuses constructions du Cambrésis et on remarque en façade la forme en plein cintre des grandes ouvertures et les jeux de briques.

Un peu plus loin, au 21 de la même rue, se trouve la brasserie RICHEZ, construite en 1893. Elle fonctionnera jusqu'au début de la première guerre mondiale. A l'origine, c'est une ferme-brasserie, on la repère à la pièce de séchage, ou touraille, que coiffe l'unique girouette encore visible dans le Cambrésis. On y voit les ustensiles du brasseur : la pelle servant à retourner le grain pendant la germination, le fourquet ou râteau servant à brasser et le tonneau.

 

 

SAINT AUBERT

La brasserie-malterie WALLEZ a été installée en 1869 au 33 de la rue Gambetta par Alexandre WALLEZ, qui y a apposé ses initiales. Puis l'établissement prend le nom de WALLEZ SOYEZ et se dotera vers 1914, d'un tissage, à droite de l'entrée. Elle cessera toute activité en 1940. Elle est repérable au pigeonnier qui surmonte le passage couvert qui marque l'entrée. L'atelier de fabrication comprend une malterie artisanale et une touraille qui a perdu sa toiture et sa girouette, qui représentait un ange musicien. La vaste demeure patronale porte un décor qui la distingue nettement du bâtiment de la brasserie.

 

Wallez 1

 

 

AVESNES LES AUBERT Cannone 1

La brasserie CANNONE-FONTAINE se dresse 24 rue Camélinat. Sur le portail d'entrée, on peut voir les initiales du fondateur et la nature de son métier. Fondée en 1824, elle entre dans la catégorie des unités de production moyenne. En 1926, elle produisait 6 000 hl et en 1946, 10 000. Elle cessera de fonctionner dans les années 1950.

 

 

 

 

QUIÉVY

La brasserie DEHAUSSY, siège actuel de la mairie, place du général de Gaulle, a survécu à la première guerre mondiale et a repris ses activité en 1918 jusqu'en 1945. En 1926, elle produisait 6 000 hl. Le bâtiment montre bien la disposition irrégulière des niveaux qui forme la brasserie en cascade. La niche inoccupée devait abriter un saint protecteur de la profession.

 

  Je tiens à remercier toute l'équipe du "Service Animation du Patrimoine" de la ville de Cambrai qui m'a fourni toute cette documentation et de nombreuses photographies.

 

                                                                                                                                                             à suivre... 

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 04:00

Cambresis - 1

CAUDRYUnion 10

Une plaque émaillée placée au dessus d'un passage, rappelle l'activité agricole de la cité. Fondée à la fin du 19ème siècle, la brasserie-malterie LEMAIRE DEFOSSEZ , sise au 51 rue de Saint Quentin, se compose du logement du brasseur, dont les fenêtres de l'étage sont coiffées de frontons triangulaires et du local affecté au brassage ; dans le prolongement on trouve la longue nef de la malterie terminée par la touraille et sa charpente en forme de pyramide tronquée..

A la sortie de la ville, 71 route de Ligny, l' UNION DES COOPERATEURS DU CAMBRESIS a fonctionné de 1909 à 1944. Cette coopératives regroupaient ouvriers, professionnels et consommateurs associés pour vendre moins cher. Il y avait l'activité brassicole, bien sûr, mais également des activités liées à l'alimentaire. La céramique bleue du mur d'entrée indique la date de création de la coopérative.

 

 

LIGNY EN CAMBRESIS

Dans la rue qui fait face à la mairie, la brasserie PATTYN devient, après 1920, la GRANDE BRASSERIE MALTERIE DE LIGNY. Après la première guerre mondiale et toutes ses destructions, la brasserie est relancée par MM BAZIN et DEBAILLENCOURT, brasseurs de Quiévy. Occupée en 1939, la production cesse pour reprendre en 1946 grâce à Jean et Henri BAZIN et à André LECLERCQ. La brasserie produit le BOCK DES LEUS (« leu » désigne le loup, mais également les habitants de Ligny). Elle fermera ses portes en 1963.

 

Pattyn200 

CLARY

Rue Saint Nicolas, la GRANDE BRASSERIE CENTRALE, fondée par M. MESSIGUE en 1882, comporte deux bâtiments, la brasserie et la malterie avec sa touraille carrée. Les maisons du brasseur et du contre-maître sont moins imposantes que l'atelier de fabrication avec sa façade ordonnancée : chaque travée est individualisée par des pilastres, la travée centrale, plus haute, est surmontée d'un fronton triangulaire ; les niveaux sont séparés par des bandeaux ; la cheminée a disparu. Elle est reconvertie en ferme.

Cette brasserie-malterie est, en 1893, connue sous le nom MILLOT-PRUVOST, puis en 1907, BRASSEUR-DUCHANGE et enfin DELALANDE-DUVILLIER

 

BERTRY

Au 19ème siècle, on comptait 3 brasseries dans cette ville. La brasserie-malterie FONTAINE-HERBET, rue de la République, fait partie des ensembles les plus vastes de l'arrondissement. Elle est créée en 1880 et, en 1927, prend le nom de FONTAINE. Elle produisait en 1927, 15 000 hl et, en 1946, près de 80 000 hl. Ses marques sont NERVA et SETZ BRAU. Elle fermera ses portes en 1970.

 

REUMONT

La brasserie-malterie, 6 rue de Brunehaut, est fondée vers 1862, en complément de l'activité agricole de la ferme, sous le nom de CLARA FRERES. Endommagée durant la première guerre mondiale, elle est remise en état, prend le nom de RISBOURG-MARGERIN et, en 1927, la production était de 5 000 hl. Elle cessera toute activité en 1954. Sur la façade de l'établissement, on peut voir la date de création et les initiales du brasseur. Elle produisait une bière de table supérieure.

 

MAUROIS

La brasserie RIGAUT-HUTIN est fondée 33 chaussée de Brunehaut avant 1810. Elle deviendra RIGAUT-FRANCOIS dès 1910. En 1927, la production est de 5 000 hl. Pendant la seconde guerre mondiale, elle est reprise par la famille DORMIGNY qui lui donnera son nom. Elle fermera ses portes en 1970 et sera transformée en dépôt de boissons. Elle est représentative des premières brasseries que l'on installait à la campagne.

 

SAINT SOUPLET

Face au kiosque, une porte cochère supporte un panneau de céramique renseignant sur l'identité et la dénomination du lieu, c'est la brasserie MACAIGNE-PAGE (1888), MACAIGNE-LALAUX (1902), MACAIGNE-GOSSET (1910) et enfin après sa remise en état après la première guerre mondiale, BREUCQ-MACAIGNE. Elle cessera ses activités en 1947 et sera transformée en dépôt de boissons.

 

LE CATEAU-CAMBRESIS

Derrière la médiathèque, rue de la paix, la malterie BOURGAIN-DOVILLE reste l'un des rares exemples de malteries industrielles du 20ème siècle. Elle aurait été construite en 1926 à coté de la brasserie du même nom, dont il ne subsiste plus rien. La cheminée de 22 mètres a également été détruite. En 1946, la brasserie-malterie produisait 10 000 hl.

Face à la médiathèque, rue du marché aux chevaux, la brasserie-malterie LEFEBVRE-SCALABRINO est construite en 1913 sur le site de l'ancienne abbaye SAINT ANDRE, qui renfermait déjà une brasserie. Détruite pendant la première guerre mondiale, elle sera reconstruite en 1918 et fonctionnera jusqu'en 1930. En 1926, elle produisait 10 000 hl. L'usine est en briques à décor de pierre avec un haut atelier de fabrication en deux corps à pignons de style régionaliste, surmonté du toit polygonal de la touraille et sa cheminée d'aération. A l'exception des cuves de brassage en cuivre et du matériel de fermentation, les machines nécessaires à l'élaboration de la bière se trouvent encore en place : la machine à vapeur, la cuve-matière, foyer de la touraille, calibreuse, dégermeuse... Par sa forme élégante et son intégration parfaite dans le paysage urbain, son bon état de conservation, cette brasserie peut être considérée comme le plus bel exemple de brasseries industrielles du Cambrésis.

 

                                                                                     Brasserie Bourgain 

Bourgain 10

 

Je tiens à remercier toute l'équipe  du "Service Animation du Patrimoine" de la ville de Cambrai qui m'a fourni toute cette documentation et de nombreuses photographies. 

 

                                                                                                                                                                    à suivre...

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