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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 07:13

C'est donc en Champagne, à Nogent-sur-Seine (10), que l'histoire du groupe SOUFFLET a commencée.

 

soufflet 0

 

soufflet 1-Lucie 

En 1900, les agriculteurs des environs livrent leur récolte au commerce de grains de Pierre et Lucie JUCHAT. Devenue veuve très tôt, Lucie JUCHAT porte seule l'affaire, tout en élevant ses trois filles.

 

 

 

 

En 1927, elle transmettra l'entreprise à son gendre Jean SOUFFLET et à sa fille Yvonne. Celui-ci va donner une impulsion déterminante à la société. En 1939, il construit le premier silo à grains sur le quai Sarrail.

 

soufflet 2-Jean

 

En 1946, l'affaire familiale devient SARL sous le nom d’Établissements J. SOUFFLET. C'est l'époque où Michel SOUFFLET, le fils de Jean, rejoint l'entreprise et développe la collecte de céréales. Visionnaire, Jean SOUFFLET pose les bases de ce qu'est devenu le groupe. Il se lance dès les années 1950 dans les exportations de céréales.

 

En 1957, à la suite du décès de Jean, c'est Michel qui va s'employer à développer l'entreprise. Il a alors 26 ans.

 

En 1958, l'entreprise devient SA et emploie une vingtaine de personnes. Michel SOUFFLET va donner une réelle impulsion à l'entreprise en créant un nouveau service, l'enlèvement et le transport des grains au silo.

 

Avec les exportations, le GROUPE SOUFFLET suit une logique simple : générer des ventes puis construire l'outil industriel. Il s'est spécialisé dans les céréales de qualité, notamment les orges de brasserie et a développé les ventes d'approvisionnement (semences, engrais...). En 1966, avec 88 000 tonnes, la collecte a été multipliée par vingt. Cette même année, le premier silo portuaire voit le jour à Rouen (76), base du développement de l'Europe vers les pays tiers : SOUFFLET est alors le 64ème exportateur français.

 

Au début des années 1970, le GROUPE SOUFFLET intervient sur la scène mondiale. Pionnier, il franchit un pas décisif en construisant une nouvelle et très grande malterie à Nogent-sur-Seine (10) : 30 000 tonnes annuelles de malt, soit 10 fois plus que la précédente malterie. Cette activité deviendra l'un des fleurons du groupe.

 

Le groupe poursuit son essor : installations de silos, création d'un service de conseils techniques (1970), ouverture de la première filiale étrangère en Grande Bretagne (1974). Son chiffre d'affaires atteint le milliard de francs en 1978. Devenu premier collecteur privé de céréales en France, il s'ouvre à la meunerie avec l'achat du premier moulin dans l'Aube (1978). C'est à cette époque que Jean-Michel SOUFFLET, fils de Michel, débute au sein du groupe en prenant la tête de ce moulin. Puis, elle s'intéresse à la boulangerie industrielle (1982), à la maïserie, riz et légumes secs (1986).

 

La politique de consolidation des activités se poursuit : constructions ou agrandissement d'usines, absorption de sociétés (CERES, le premier meunier belge en 1989 ;GROUPE PANTIN en 1994). Jean-Michel SOUFFLET intègre la Direction générale aux côtés de son père.

 

En 1998, le groupe se développe à l'international en investissant notamment dans les pays de l'Europe Centrale et Orientale. Il devient un acteur mondial décisif en meunerie et malterie.

 

En 2001, Jean-Michel SOUFFLET est nommé président du directoire, Michel est, lui, président du conseil de surveillance.

 

La malterie continue à se développer avec le rachat de TCHÉCOMALT en 2002 et par des implantations nouvelles en Russie, Kazakhstan et Ukraine. Et, en 2010, le groupe inaugure deux nouvelles malteries, une en Roumanie et une à Nogent-sur-Seine. La meunerie se restructure et se consolide par l'acquisition de nouvelles implantations (Dadou et Le Thor en 2005, Strasbourg en 2009) qui viennent compléter sa présence commerciale sur le territoire français. La marque BAGUEPI devient une marque nationale incontournable pour la boulangerie artisanale.

 

Aujourd'hui, 2012, le GROUPE SOUFFLET est présent dans 15 pays et peut répondre aux enjeux et aux nouveaux défis du secteur agroalimentaire industriel au niveau européen et mondial...

 

 

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 07:13

La nouvelle MALTERIE SOUFFLET de Nogent-sur-Seine a été réalisée en 17 mois à peine sur une surface de 5 ha. Elle comprend une tour de trempe, cinq germoirs, deux tourailles, un silo à malt de 17 000 tonnes, un silo à orge de 90 000 tonnes, une station d'épuration équivalent à une population de 40 000 h, des postes de remplissage pour les containers et les péniches. Les bâtiments les plus hauts culminent à 55 m et les tourailles font 40 m de diamètre.

 

soufflet 10

 

De quoi transformer chaque jours 550 tonnes d'orge en 456 tonnes de malt : c'est l'unité de volume la plus importante au monde... Les 300 000 tonnes d'orge nécessaires au fonctionnement de la malterie de Nogent-sur-Seine sont collectées auprès de 1 750 agriculteurs installés dans un rayon de 50 km au nord et 180 km au sud du site. Et la Seine assure un excellent moyen de transport pour les péniches à destination de Rouen (76) ou d'Anvers (Belgique). Le port de Nogent-sur-Seine est le deuxième port céréalier de France, ce qui explique le choix du groupe pour l'implantation de cette malterie. De plus, le transport par voies fluviales est le moins coûteux et aussi le plus écologique.

 

Le groupe a mis en œuvre des technologies de pointe pour réaliser cette usine :

- Pour réduire la consommation d'eau de 30% par rapport aux autres malteries du groupe, de multiples innovations ont été développées : optimisation de la phase de trempage par une tour de trempe sur deux niveaux ; décuvage à sec de la cuve de trempe dans les germoirs ; nouveau système de nébulisation ; lavage automatique des plateaux et cuves.

- La consommation d'énergie est réduite de 19% grâce à la récupération de la chaleur par un système de recyclage à double plateau, l'utilisation de pompes à chaleur en tubes de verre, de variateurs de vitesse sur les ventilateurs et de systèmes de réfrigération utilisant des fluides frigorifères naturels. Elle est également, depuis peu, équipée d'une chaudière à biomasse utilisant les déchets du site (notamment les poussières d'orge), ce qui diminue encore sa dépendance énergétique.

 

Cette usine produit une seule qualité de malt pâle, utilisé par les grands brasseurs internationaux pour élaborer leurs lagers blondes de fermentation basse. Toute la production est exportée, majoritairement à destination de plusieurs brasseries HEINEKEN dans le monde et d'autres grosses brasseries.

 

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 07:45

Fondée en 1795, la société EDARD, qui a son siège à Ozoir-la-Ferrière (77) et ses usines à Duttlenheim (67), et à Burgkunstadt (Allemagne), spécialisée dans le cambrage de fil mécanique, est une filiale du groupe STARD.

 

Au départ, la société, fondée par monsieur EDARD, travaille le bouchon de liège, notamment pour les grosses bonbonnes de verre. Cela va durer jusqu'en 1945. La société EDARDest alors une verrerie très réputée dans le Nord-Pas-de-Calais. Il va vendre sa verrerie à l'un de ses concurrents (qui deviendra Saint Gobain) et rachète Honeywell-Bull. Et il va alors se lancer, nous sommes en 1950, dans le bouchage de récipients à contenant liquide et plus particulièrement dans le bouchon mécanique.

 

edard

 

Aujourd'hui,EDARDpossède des intérêts dans l'emballage, l'injection soufflage, la décoration et la parachèvement de verres, employant 35 personnes sur ses deux sites. Elle propose à ses clients des fermetures de bouteilles, de bocaux ou de boîtes, bouchons mécaniques en céramique ou en plastique.

 

Les bouchons mécaniques (surtout en inox) sont vendus à 40 millions d'unités par an, même en séries de petite quantité pour les brasseries artisanales. La société EDARDest passé du bouchon en porcelaine au bouchon plastique imitant la porcelaine d'une manière parfaite. Chaque bouchon porte un numéro de lot pour assurer la traçabilité. Rien n'est laissé au hasard.

 

 

 

Après 10 années de développement, le bouchon surmoulé avec son joint injecté à la tête et sa pastille (logo) coulée dans sa tête, inaltérable et ineffaçable remporte tous les suffrages auprès des brasseurs. Les plus grandes brasseries au monde sont clientes chez EDARD: ANHEUSER-BUSCH(Etats-Unis), PAULANER, HIRSCHBRAU(Allemagne), FISCHER, METEOR(France), AFFLIGEM(Belgique), FRANCHES MONTAGNES(Suisse) et beaucoup d'autres encore.

 

 edard2

 

En résumé, EDARD est le numéro 1 mondial du bouchon mécanique...

 

 

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 07:05

 

La bière se fait tout à la fois fleuriste, maraîchère et herboriste en entretenant des relation avec les fleurs, les baies, les fruits et les légumes.

 

Cette tradition ancestrale, 6000 ans avJC, où l'on aromatisait la bière avec des graines de pavot. En Égypte, 4000 ans avJC, on sucrait la bière avec du jus de dattes pour séduire les femmes. Chez les Celtes, on épiçait la bière avec des baies (groseille çà maquereau) ou des plantes locales (bruyère), chez les Gaulois, c'était avec de la sauge ou du fenouil, chez les Scots irlandais, c'était des pommes de pins...

 

Récupérée vers l'an mille par l’Église et les Moines, la bière va bénéficier de leurs découvertes d'épices variées, qui provenaient de leurs pérégrinations aux Moyen-Orient, en Amérique Centrale ou en Asie. C'étaient la coriandre, la cardamone, le gingembre, le curaçao, etc...

 

Le goût de la bière va changer pour passer du désaltérant à goûteux. Mais, les épices deviennent source de taxes et donc de revenus pour ceux qui les utilisent, à la plus grande joie des princes et évêques. Mais, en Bavière, les brasseurs vont contre-attaquer avec une seule épice dont ils ont le monopole, le houblon, et qui conduira à la   LA LOI DE PURETE de 1516, qui stipulait que la bière devait être élaborée avec de l'eau, du malt de céréales, de la levure et aromatisée avec une seule épice, le houblon.

  biere et plantes 2

Aujourd'hui, avec le développement des brasseries artisanales, et des micro-brasseries, naissent des bières de terroir où sont utilisées diverses épices, fruits, légumes et autres baies.

En Corse, produit de la bière à la châtaigne (brasserie PIETRA-2B), au Pays Basque une bière à l'eau-de-vie de prunelle, dans les Vosges et dans les Alpes, de la bière au bourgeon de sapins, au génépi (Brasserie MONT BLANC-38), au genévrier, à la liqueur de violette, ou encore à la myrtille (brasserie BOURGANEL)...


biere et plantes 4Partout on voit émerger de nombreuses nouveautés gourmandes avec citron vert, pelure d'orange, cassis, fruits secs (brasserie DOGFISH-USA), fruits rouges (brasserie UBERACH-67), abricot, bleuet, raisin, framboise (brasserie SAINT ARNOULD-88), à l'abricot (brasserie MACAUSLAND-USA), mûre (brasserie LA BARBERIE-Québec), à la fleur d'hibiscus (brasserie SAINT JOVITE-Québec), au verjus, vin nouveau (brasserie LAUTH-67), au ceps (brasserie de la ferme de LAUBICHERIE-24) ou enfin à la noix de coco (brasserie MAUI-Hawaï ou HUYGHES-Belgique) et bien d'autres encore que je vous souhaite de découvrir tout au long de vos dégustations...

biere et plantes 5


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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 08:07
INTRODUCTION

 

La complexité de la fabrication de la bière empêcha, des siècles durant, toute évolution des techniques de maltage et de brassage. Si quelques recherches furent entreprises au 16ème siècle, il fallut attendre la seconde moitié du 19ème pour voir le maltage et le brassage devenir de véritables activités industrielles et scientifiques.

 

A cet égard, deux faits furent significatifs en 1900, sur les 2500 brasseries françaises:

12% brassaient unr bière de fermentation basse et possédaient une machine à glace et 88% étaient peu éloignés des brasseries gallo-romaines dont on a retrouver la trace. En effet, les brasseurs gaulois possédaient une technique et des installations capables de fabriquer des bières de qualité.

 

 

 

LES DEBUTS D'UNE EVOLUTION

 

Ce n’est qu’avec le développement des brasseries commerciales (15ème), que la brasserie commença à évoluer. Les premiers progrès techniques semblent être venus de Grande Bretagne : utilisation du charbon pour le brassage et le touraillage, développement de la culture du houblon. Sur le continent, le bâtiment de touraillage perdit son indépendance, il fut inventé un fourneau pour la production d’air chaud, lequel traversait la “ haire ”, toile constituée de crins de cheval sur lequel on étendait l’orge germée pour la sécher.

 

En 1842, fabrication en Allemagne de la première bière blonde de fermentation basse, suivant le procédé bavarois, repris par les frères TOURTEL, 10 ans plus tard.

 

tourtel

Jusque 1850, les brasseurs profitèrent du progrès général des techniques (machine à vapeur, verrerie, conservation, etc…) ou par certaines spécialités des sucreries (filtration), des vignerons (embouteillage, pasteurisation), etc… De nombreux petits brasseurs des grandes régions brassicoles du 19ème siècle (Nord, Ardennes, Lorraine, Alsace) participèrent au progrès en apportant quelques petits perfectionnements, tandis que les grands brasseurs jouèrent un rôle important dans l’évolution de leur métier. Leurs moyens financiers leur permirent de mettre en application les idées et les techniques nouvelles, d’aider les savants à progresser dans leurs travaux.

 

LES PRECURSEURS

 

Jean Louis BAUDELOT, maître de forge ardennais, est un peu l’ancêtre de la Brasserie moderne, avec l’invention du réfrigérant tubulaire qui porte son nom en 1856. Il inventa également les faux-fonds mobiles en bronze, un appareil à recueillir les mousses de fermentation et à remplir automatiquement les tonneaux, une machine à laver les tonneaux.

 

En Lorraine, les frères TOURTEL invitèrent PASTEUR dans leur brasserie à Tatonville, celle-ci servit aux essais de la machine à glace de CARRE de 1857 à 1863 et du maltage pneumatique, allait devenir la plus importante de France au 19ème siècle.

 

A Maxéville, en Lorraine, le brasseur GALLAND et l’ingénieur SALADIN mirent au point des techniques modernes de maltage, ainsi que certains matériels de brassage, de réfrigération, en 1873, de fermentation, de transport, de débit de bière.

 

En Alsace, ECKART à Strasbourg, SCHÜTZENBERGER et GRUBER à Shiltigheim firent également progresser la technique de maltage et de fermentation.

 

Dans le Nord, longtemps fidèle à la fermentation haute, les progrès furent plus limités, mais les constructeurs CAMBIER et LANDOUZY, le brasseur PUVREL contribuèrent à l’amélioration et à la diffusion des nouvelles inventions.

 

A Paris, le brasseur KARCHER élabora une chaudière fermée ; karcherà Marseille, le brasseur VELTEN améliora la touraille, avec l’installation de la machine à glace à ammoniaque de CARRE et la bière de conserve pour l’exportation, breveté en 1866.

 

Ce qu’il faut souligner, c’est qu’au 19ème siècle, la brasserie française était bien en avance sur la brasserie européenne, la plupart des grandes inventions sont françaises et beaucoup d’inventions étrangères sont d’origine française ou se sont développées en France.

 

Les brasseries françaises ont également favorisé l’enseignement de leur métier en créant à Sedan, dès 1868, une école professionnelle pourvue d’un encadrement de haut niveau et dotée de moyens techniques très modernes, ainsi que d’un important laboratoire. Cette école fut la première au monde à se consacrer uniquement à la brasserie. D’autres écoles ouvriront, à Douai et à Nancy.

 

A partir de 1871, PASTEUR étudia la bière, considérée comme une boisson difficile à produire et à conserver (Etude de la bière, 1876). Ses travaux furent repris en 1883 par le Danois HANSEN et furent utilisés par la majorité des brasseurs dès 1890.

 

 

 

 

LES NOUVELLES TECHNIQUES

 

 

  • Machine à glace de LINDE, en 1873 en Allemagne

  • Machine à vapeur de WATT, en 1784 en Grande Bretagne, en 1850 en France

  • Chauffage à la vapeur, en 1815 en Grande Bretagne, en 1830 en Allemagne, en 1846 en France

  • Cuve-matière mécanique, en 1787 en Grande Bretagne

  • Cuve-matière en fonte, en 1808 en Grande Bretagne

  • Capsule métallique, en 1833 et par PAINTER en 1892 aux USA

  • Pompe à maische à vapeur, en 1844 en Grande Bretagne

  • Brassage moderne, en 1847 en France et en Grande Bretagne

  • Système de bouchage permettant aux liquides de passer à l’ébullition, en 1851

  • Hydrateur mécanique, en 1865

  • Dalle en ardoise pour cuve de fermentation, en 1868

  • Filtre à maische de GALLAND, en 1874 en France

  • Filtre à bière d’ENZINGER, en 1878 en Allemagne, de CASQUET, en 1898 en France

  • Bouchon en liège de la brasserie WHITEBREAD, en 1885

  • Hydrateur automatique, en 1891 en Grande Bretagne

  • Pasteurisateur à plaques de MALVEZIN

  • Pasteurisateur de GASQUET, en 1895 en France

  • Pasteurisateur circulaire de GANGLOFF, en 1899


  • Faux-fonds en cuivre de BAUDELOT

  • Filtre presse de MEURA, en 1901 en France et en Belgique

  • Cuve métallique de GRUBER, en 1902

  • Machine à fabriquer des capsules, en 1902

  • Système de fermentation NATHAN en cuve cylindroconique, en 1904

  • Machine automatique pour boucher les bouteilles, en 1906

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 08:48

« Une bonne bière vaut mieux que les remèdes et autres panacées. Brasseurs et taverniers sont les meilleurs apothicaires »

Docteur J.F. HENCKEL, médecin privé de la cour de Saxe à Leipzig, 1725

 

« la bière est trompeuse, on lui prête trop de qualités diététiques et on n’insiste pas assez sur sa teneur en alcool »

Docteur François LAHARPE, spécialiste en alcoologie aux hôpitaux Universitaires de Strasbourg.

 

 

La bière est :

 

digestive (Esculape, Mathiole)

 

  esculap2

cosmétique (Cléopâtre)

« l’écume de ces boissons est un cosmétique employé par les femmes pour entretenir la fraîcheur de leur peau »

PLINE, historien romain

 

 

médicinale

« là où l’on boit de la bière, les cas de lèpre et de paralysie sont rares »

Hildegarde, abbesse alsacienne, 1070

 

hildegar

 

nourricière

« Cérès, nourrissant le genre humain vint à ne plus avoir de lait, Esculape lui prescrivit une boisson à base d’orge germée ; cet agréable traitement lui procura une sécrétion lactée abondante »

journal satirique alsacien du 19ème siècle

 

 

curative (elle apporte un sommeil réparateur)

Dans les contrées houblonnées, la tradition veut de mettre un sachet de houblon séché sous les oreillers des enfants afin qu’ils trouvent le sommeil. La société Albatros à Tourcoing lance des oreillers houblonnés, un hôtelier allemand propose des cures de bières.

 

 

sédative (elle calme)

 

 

 

reconstituante

Elle est dotée de phyto-oestrogènes, qui sont préventifs dans les cancer du sein et de la prostate, en consommation modérée. Elle est un panacée après des efforts démesurés. Elle reste dangereuse en cas de diabète ou d’hypertension. Elle est aussi efficace que le vin pour la protection cardio-vasculaire. Elle agit sur les lipides en augmentant le taux du bon cholestérol (HDL) et en baissant le taux du mauvais (LDL). Elle a une action bénéfique par rapport à l’hémostase en agissant sur la coagulation sanguine et en diminuant le risque de caillot sanguin.

 

Un verre de bière apporte moins de calories qu’un verre d’orange pressée, un verre de soda, un verre de lait, un verre de vin ou un verre de whisky. Elle ne fait pas grossir (consommation de 0,66 litre par jour). Elle est riche en hydrates de carbone et comporte peu de sucre (40 mg/l contre 1,5g/l pour le vin) et pas de lipides. Elle contient une grande quantité de vitamines (B1-B2-B5-B6-B9-B12-PP) et de protéines et est composée de 93% d’eau.

 

 

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 08:45

Gare au froid. Boire une bière en pleine chaleur est certes un plaisir, mais peut s’avérer fatal si on ne prend pas quelques précautions. La première est d’éviter un choc thermique : une bière pression ne devrait pas être servie à moins de 8°C. De plus, une bière trop froide perd son goût.

 

 

Attention à l’alcool. La bière est une boisson alcoolisée, elle est à consommer avec modération. Un abus d’alcool en pleine chaleur provoque facilement une déshydratation, vous croyez boire et en réalité vous vous desséchez : vous transpirez à cause de la chaleur et votre corps doit en plus exsuder l’alcool ingurgité.

 

biere

 

Boite ou bouteille ? Les boites sont en aluminium, elles ne sentent plus le fer blanc. La bière en boite ne subit pas d’oxydation due à la lumière. La pasteurisation des boites est plus courte que celle des bouteilles, le goût est plus authentique. La bière en bouteille est aussi une conserve. La bière en boite se refroidit plus vite qu’en bouteille et leur prix est inférieur.boitr

En 1998, sur une consommation française totale de 22.6 millions d’ hl, les boites de 33cl ont représenté près de 9% des ventes et celles de 50 cl ont atteint 52.2%.

Dans les cafés on vous servira toujours une bière dans un verre.

 

bouteille

 
















Quel choix ? En été, les bières légères en alcool sont privilégiées ; les bières blanches, à base de blé ou de froment, titrant 4.5% d’alcool sont idéales (weizen ou weissbier) ; les pils dont l’amertume a un pouvoir désaltérant. En automne et au printemps, des bières plus corsées en goût sont parfaites : Jubilator ou Leffe brune, Sebourg ou Trois Monts. En hiver, les bières riches en goût qui dépassent 6 à 7% d’alcool sont préférables : Belzébuth, Chimay vielle réserve, bière du Démon. Et n’oublions pas les bières de saisons : Mars, Printemps, Automne, Noël, etc…

 

 

 

Stocker sa bière. A priori, une bière est destinée à être bue dans un délai très court. Une bière se conserve environ une année, à une température constante de 14 à 18°C. Le deuxième point à observer absolument est la conservation à l’abri de la lumière. C’est seulement une à deux heures avant de la consommer que vous mettez votre bière au réfrigérateur. On ne peut la faire vieillir.

 

 

Capsule et bouchon. Les bouteilles de bière de consommation courante sont le plus souvent capsulées, ce système assure une fermeture étanche, il en va de même pour les bouchons mécaniques. L’autre système de fermeture est le bouchon de liège. Mais ceux ci peuvent s’altérer ; en séchant, ils laissent passer de l’air et la bière se dénature et devient imbuvable.

 

capsulebouchon

 

Le bon plan. Pourquoi ne pas vous offrir une bière pression ? Il existe sur le marché toute une gamme de bière en mini fûts de 5 litres, une quantité idéale pour une dizaine de personnes.

 

futTireuse-a-biere

 

 

La bière qui va avec. Un des nombreux avantages qu’offre la bière est qu’on peut la marier avec presque tout les aliments : mangez les radis, les oignons de printemps avec une Pils, le roquefort avec une Lambic aux fruits, une mimolette ou gouda avec une bière artisanale, les huîtres avec une Stout, les crevettes avec une Rodenbach.

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 08:45

 

Jean Louis BAUDELOT est une grande figure du monde brassicole.


Il est né à Vendresse (08) le 19 mars 1797. Son père, Jean-François, était directeur des haut-fourneaux de l'usine de M. FORT à Haraucourt (08).

 

Il part étudier en Belgique et il en revient avec un diplôme d'ingénieur.

 

C'est un autodidacte doué:

 

En 1816, à 19 ans, il invente les barboteurs pour la distillerie de Haraucourt qui appartient à son père. Ces barboteurs préviennent des explosions des alambics.

 

En 1834, il prend un brevet d'invention pour récupérer le gaz qui s'échappe des gueulards des hauts-fourneaux.

 

En 1838, il invente le palier graisseur, utilisé dans le chemin de fer.

 

En 1841, il imagine un mécanisme pour manoeuvrer les poches de métal en fusion.

 

En 1854, un système de propulsion pour remplacer les roues et les hélices des bateaux.

 

En 1856, il invente le réfrigérateur tubulaire, destiné à refroidir le moût qui sortait des chaudières de brassage. Ces premiers réfrigérateurs tubulaires sont fabriqués par les établissement VAUCHE à Sedan (08). Ce réfrigérateur sera appelé le réfrigérant Baudelot.

 

En 1857, il crée sa propre brasserie à Haraucourt (08), qui devient alors un véritable laboratoire d'éssais. Son réfrigérant fut rapidement amélioré (tube elliptique en 1873, système de nettoyage...). Mais il va aussi proposer aux autres brasseurs des inventions pour améliorer leur travail et la qualité de la bière:

 

En 1858, c'est un matériel pour récupérer les mousses de fermentation.

 

En 1862, il invente une laveuse de tonneaux.

 

En 1862, des faux-fonds de cuve-matière pour filtrer le moût, mobiles et en fonte.

 

En 1870, in créera un réfrigérant élliptique, moins grand mais plus performant.

 

En 1872, il laisse la brasserie à son fils Louis, mais resta très actif.

 

Jean Louis BAUDELOT s'éteignit le 9 janvier 1881, à l'âge de 84 ans...

 

 


SON INVENTION



Depuis l'invention de la bière, le principe de fabrication a peu évolué, on procède toujours de la même façon, la fermentation d'un moût sucré obtenu par brassage et houblonné pendant une ébullition...

 

Pendant des millénaires, le brasseur a essayé de refroidir le moût après ébullition avnt de le mettre en fermentation. Le moût, qui restait trop longtemps au contact de l'air dans le bac refroidisseur s'infectait ou se mettait à fermenter sous l'action des levures sauvages et le résultat était catastrophique.

 

  baudel01

 

 

 

 

 

Les brasseurs du 19ème siècle avaient bien compris que le refroidissement du moût était le point faible de la fabrication et beaucoup avait essayé de concevoir un matériel simple et performant. Dès 1820, Jean-Baptiste CELLIER propose un « rafraîchissoir », puis en 1821, le brasseur DEBUSSEAUX invente un matériel pour « empêcher la bière de tourner durant toutes les saisons de l'année », ROHART et LACAMBRE, auteurs d'ouvrages très célèbres sur la bière, dont « le traité de la fabrication de la bière » en 1848, ne trouvèrent aucune solution...

 

 

 

Ce n'est qu'en 1856 que le problème du refroidissement du moût fut en partie réglé: l'invention du « réfrigérant tubulaire BAUDELOT », créé par Jean-Louis BAUDELOT. C'est la première invention moderne en brasserie. Non seulement ce fut la première invention, mais sans cela, Louis PASTEUR n'aurait pu mener ses études sur la bière de la même façon....

 

 

 

 

Mais, comment a-t-il fait ?

 

Un soir de 1855, il se rend chez un de ses cousins, brasseur à Vendresse (08), qu'il trouva en train de refroidir son moût comme on le faisait à cette époque: le moût, en fin de journée, était placé dans un grand bac peu profond. Le brasseur passait alors sa nuit à le remuer avec de grandes perches pour l'aérer, le refroidir et l'oxygéner. Le moût passait alors ainsi, en plusieurs heures, de 1000°C à environ 150°C. C'est pendant cette opération longue et délicate que le moût s'infectait ou fermentait seul, ce qui ne pouvait donner une bière buvable, il fallait tout jeter et recommencer...

 

Le refroidissement du moût intrigua Jean Louis BAUDELOT et le lendemain, il proposa à son cousin un matériel de sa conception: le réfrigérant tubulaire qui allait porter son nom.

 

 

 

Son idée était simple: des tuyaux en cuivre, communiquant entre eux, laissaient passer à l'intérieur de l'eau de source du bas vers le haut. Le moût chaud est préalablement dtocké dans le bac refroidisseur puis coule en couche très fines à la surface des tuyaux du réfrigérant. Au contact de cette masse froide, il se refroidit rapidement et passe à 75°C à environ 15°C de la température de mise en fermentation. L'opération ne dure qu'une heure trente à la place des huit heures précédemment. En plus, l'oxygénation du moût est suffisante et les risques d'infection sont réduits.

 

En février 1856, Jean Louis BAUDELOT prit un brevet puis entreprit lui-même la fabrication des réfrigérants, ce qui n'empêcha pas son système d'être copié par des dizaines de fabricants.

 

 

 

Dès 1860, il confia la fabrication à un chaudronnier installé dans les faubourgs de Sedan (08), la maison VAUCHER. Il en assurait personnellement la commercialisation et il créa deux sociétés, une en Grande Bretagne et une aux Etats Unis, la BAUDELOT PATENT BEER COOLER, dirigée par son beau-frère, G.-B. TURELL.

 

 

 

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 08:49
CAVE AU GRAIN : Silo à grain

TONNEAU DE DEUX MANDES : Panier d'osier pour la filtration du moût

CHADIERE DE RIN : Chaudière à cuire

mandrin-chaudiere
JET D'ERIN : Louche

FOURCHE A MACHE
: Fourquet de brassagefourquet

PALON DE BOIS
: Pelle de brassage ou Vague

POULAIN
: Sorte d'échelle pour charger les tonneaux sur les chariots
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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 08:08

ENTREPOSAGE
     La bière en bouteille se conserve au frais, à l'abri de la lumière, surtout naturelle. (C'est pour cela que la plupart des brasseurs conditionnent leurs bières dans des bouteilles de couleur verte ou marron). Une exposition à la lumière peut être la cause de flaveurs déplaisantes, proches de l'oxydation, ce qu'on appelle le goût de lumière.
     La plupart des bières en bouteille exigent un entreposage horizontal, sauf les bières sur lie, pour que le dépôt de levure reste bien au fond de la bouteille et ne rende pas la bière trouble.

TEMPERATURE
     La température est primordiale: beaucoup de brasseurs mentionnent la température idéale à laquelle il faut servir leur bière sur l'étiquette de la bouteille.
     Les bières de fermentation haute doivent se déguster à 11-12°C. Un ou deux degrés de plus ne font pas de différence, mais en dessous de 11°C, la bière peut s'embrumer et développer un trouble dû au froid. Las vins d'orge forts et les old ales peuvent être servis à température ambiante.
     Les bières de fermentation basse doivent être servies à 6-8°C. Certaines lagers australiennes se servent froides. Les lagers de style abbaye ne supportent pas une conservation au froid.

OUVERTURE
     Après avoir décapsulé la bouteille, laissez respirer quelques minutes votre bière, le gaz carbonique formé naturellement dans la bouteille aura le temps de s'échapper. Une bière trop gazeuse aura un goût piquant et masquera les goûts de malt et de houblon. Mais au contraire, ne la laissez pas trop longtemps ouverte, elle risque de perdre sa carbonatation et le goût sera fade.
   
SERVICE
     Tenez le verre et la bouteille à hauteur des yeux, inclinez le verre et versez lentement la bière dans le verre. Redressez le au fur et à mesure qu'il se remplit. Quand le verre est plein au deux tiers, relevez le à la verticale et versez plus vite pour obtenir une belle mousse.

   

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