La bière et la brasserie... d'hier et d'aujourd'hui
Brest est le chef-lieu d'arrondissement du département du Finistère. C'est le deuxième port militaire après Toulon, une ville universitaire (23 000 étudiants se répartissent dans l'Université de Bretagne,l'École Naval, Télécom Bretagne, l'ENTSA...) et un pôle de recherche important axé sur la mer avec le plus grand centre Ifremer (Centre de documentation de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux, Institut universitaire européen de la mer et Institut polaire français- Paul Émile Victor).
L'histoire brassicole de Brest commence en 1731 avec la construction d'une brasserie aux n° 2-6 de la rue Traverse. Comme la bière n'était pas connue à la campagne, il a fallut la faire connaître afin d'en augmenter la consommation et, de fait, la production. Ce ne fut pas facile, et la brasserie va stagner jusqu'en 1807, date à laquelle elle est reprise par Jean-Marie AVELINE. Elle emploie 3 à 4 ouvriers selon le travail et 3 journaliers, et fabrique 1800 hl de bière par an.
En 1765, la BRASSERIE IMPÉRIALE est construite à Lambézellec pour le service de la Marine.
La brasserie BOIS-D'ORGUEIL & COMPAGNIE, appelée également brasserie DES QUATRE POMPES, fut construite en 1810 à Saint Pierre, sur un emplacement très intéressant à proximité des casernes et du port. Elle emploie 4 ouvriers et produit 800 hl annuels.
En 1830, la brasserie de KÉRINOU est créée. A la fin du siècle, elle possède deux site, un à Lambézellec et un au Kérinou. En 1920, elle est absorbée par les brasseries de CHAMPIGNEULLES et devient laGRANDE BRASSERIE DU KÉRINOU en 1947. En 1955, elle devient BRASSERIE DE LA MEUSE et est intégré dans la SOCIÉTÉ EUROPÉENNE DE BRASSERIE. Le site est définitivement fermé en 1985.
La brasserie CORRE, construite vers 1845, rue Saint Sauveur, emploie 1 ouvrier. Elle utilise 7 tonnes d'orge pour produire environ 290 hl de bière forte et 290 hl de petite bière.
En 1846, à Lambézennec, on recense trois brasseries, appartenant à Joseph DESPINOY, François-Antoine HUBER et Henri BEUDER.
En 1859, M. LAGOUTTE, « brasseur de bière et de ferments », installe au n°22 de la rue de la Vierge un établissement pour y fabriquer de la bière.
En 1879, on recense cinq brasseries : DESPINOY, FORTIN, GARDERIE, LE GLÉAU & Cie ,et MONNIER et FILS à Lambézennec. Cette dernière sera reprise par M. GORVENNEC en 1900 et fermera ses portes en 1910.
En 1895, la brasserie DELCOUR-GARDENNE est reprise par M. BERTRAY puis en 1900 par M. LALLE. Elle fermera ses portes en 1911.
En 1897, rue Jean Jaurès, s'est créé la TAVERNE SAINT MARTIN. Michel LOREZ, propriétaire des lieux depuis 1975, brasse sa propre bière depuis 1998 avec Christian MARTIN, un brasseur de formation.
A la fin de ce siècle, on recense à Lambézennec deux brasseries : la grande brasserie de LAMBÉZENNEC, dirigée par M.AGIE et la brasserie de KÉRINOU, dirigée par les familles LE FRAPER et GOUX, puis par Charles-Victor BERGER jusqu'en 1900. Dans le quartier de Saint Pierre, se trouvait également une brasserie qui appartenait à la famille WITTERSHEIM.
On note les fermetures en 1900, de la brasserie BASTIEN et en 1905, de la brasserie MULLER.
En 1900, la brasserie BERGER devient LE FRAPER GOUX & Cie, la brasserie MONNIER, construite dans le quartier de Saint-Marc, devient brasserie GOURVENNEC. Toutes deux fermeront leurs portes en 1910.