La bière et la brasserie... d'hier et d'aujourd'hui
Nous n'avons pas l'habitude de sentir la bière avant de la boire:
la mousse, bonne protection contre une oxygénation trop rapide masque les odeurs.
La température de service, à moins de 8°C atténue les odeurs, voire les annihile.
On est tenté de boire la bière dès qu'elle est servie.
Si nous voulons vraiment rechercher les odeurs de la bière, il faut la servir à 10°C. (Il faut faire attention aux gueuzes et lambics, leurs odeurs acidulées à la limite
de l'aigreur, peuvent choquer ou déplaire).
Selon leur type, les bières offrent une gamme d'odeurs assez large, ce qui permet de préciser leur appartenance.
Voici les principales familles d'odeurs:
- le fruité, qui peut aller des agrumes acidulés à la pomme, la poire, voire le melon;
- le floral, souvent confondu avec l'herbe fraîchement coupée;
- les céréales, très caractéristique lorsqu'il s'agit du malt;
- le houblon, peu souvent perceptible;
- le torréfié, voire le pain brûlé, typique des brunes et des stouts, avec des nuances de chocolat;
- le caramel, sensible au niveau sucré;
- la levure, pour les bières refermentées en bouteille et non filtrées;
- la vanille et le miel, plus rare en nez qu'en bouche.
Quant aux mauvaises odeurs, elles vont du savonneux au chou, en passant par le rassi, le moisi ou le pipi de chat...
Les bières de fermentation haute sont plus odorantes que celles à fermentation basse: sont présentes chez les premières les notes de fruité, de céréales, de caramel, chez
les seconde, l'herbacé et le malt. Chez les bières blanches, c'est l'acidulé, chez les bières à fermentation spontanée (gueuse), c'est le vineux, l'aigre et chez les brunes ou les stouts, c'est
les odeurs de café et de pain brûlé...
Une fois bue, la bière va renvoyer une seconde salve d'odeurs, pour confirmer ou infirmer ce que l'on a ressenti en sentant la bière... à vous de tester tout
cela.