La bière et la brasserie... d'hier et d'aujourd'hui
Brouwerij Malheur
Mandenensstraat 181
9255 BUGGENHOUT
Tel : 32 (0) 52 33 39 11
Web : http://www.malheur.be
La saga brassicole de la famille débute avec Balthazar DE LANDTSHEER, né en 1773 à Baasrode, petit village proche de Buggenhout. Vers 1800, il està la tête de la brasserie DE HALVE MAAN.
Son fils Edward, né en 1808, va reprendre le flambeau. Puis l'autre fils Emmanuel s'installe, en 1839, avec son épouse, une fille de brasseur, à Buggenhout, dans une vielle taverne et ferme-brasserie, qu'il baptisa brasserie DE ZORN (du SOLEIL).
La ferme-brasserie marche si bien, que le brassage devient l'activité principale. Les champs alentour servaient à cultiver l'orge et le houblon.
Durant la deuxième guerre mondiale, l'activité brassicole a été temporairement interrompue, se limitant à l'embouteillage pour la brasserie LAMOT. Le cheval assurait le transport. Puis la brasserie LAMOT, reprise par la brasserie JUPILER ferma.
Entre-temps, les DE LANDTSHEER avaient mis sur pied un commerce de bières. Ils étaient alors dépositaire pour la brasserie trappiste de WESTMALLE, mais aussi importateurs et distributeur de la bière PILSNER URQUELL, qu'ils ramenaient de Bohème dans leurs propres camions. C'est Adolf, qui se chargeait de la distribution.
La famille a continué à cultiver le houblon jusque dans les années 1970 : Emmanuel se dépêchait de rentrer de l'école pour participer aux récoltes aux côtés de son grand père, son père, Adolf, était sur les routes. Mais Adolf voulait reprendre l'activité de la brasserie...
Au décès de son père en 1991, Emmanuel décide de réaliser le rêve de celui-ci : dans un temps, il voudrait racheter la brasserie DE HALVE MAAN, mais il se décide pour reprendre l'activité de l'entreprise familiale.
Il va créer sa brasserie, mais en se fixant quelques objectifs :
pouvoir créer ses propres bières, en se démarquant par une approche haut de gamme,
pouvoir déterminer lui même le goût et les ingrédients,
pouvoir vendre librement sur le marché européen et exporter en toute indépendance.
Il lui faut trouver un nom de marque original frappant l'imagination. Ce nom a été l'objet de longues recherches menées par des experts... le résultat est là.
A l'avant du terrain se trouve la maison familiale, une annexe a été construite pour abriter la cuve d'empâtage, les chaudières de cuisson et les cuves de fermentation. C'est donc en 1997 que voit le jour la brasserie MALHEUR, rétablissant ainsi une tradition brassicole familiale de longue date.
Les bières MALHEUR sont brassées selon une méthode an%. Elle a été élaborée cienne et classique, tout en bénéficiant d'une installation à la pointe de la modernité. La première MALHEUR a été brassée en juillet 1997. Emmanuelle utilise toujours du houblon en fleur et principalement des SAAZ, STYRIAN et HALLERTAU-HERSBRUCK. La levure vient de chez DE SMEDT, et ce, depuis les débuts de la brasserie. La refermentation et l'enfûtage se font sur place, l'embouteillage est réalisé chez DE SMEDT pour les MALHEUR 6, 8, 10 et 12, en Champagne pour les MALHEUR « BRUT ».
La brasserie possède également une partie bar et dégustation, où trônent deux anciens comptoir de la famille, l'un de style mâlinois, l'autre bruxellois. De là nous avons une vue plongeante sur la partie brasserie.
La production avoisine les 10 000 hl, et la brasserie exporte dans de nombreux pays.
La gamme...
MALHEUR 6°, bière blonde spéciale.
MALHEUR 8°, bière blonde réservée à l'exportation.
MALHEUR 10°, bière blonde spéciale de dégustation.
MALHEUR 12°, bière brune forte de couleur rouge-brun.
MALHEUR BIÈRE BRUT, bière pétillante, riche, titrant 11%.
MALHEUR DARK BRUT, bière pétillante, brune foncée, titrant 12%.
MALHEUR CUVÉE ROYALE, bière pétillante, blonde, titrant 9%. Elle a été élaborée pour le 175ème anniversaire de la naissance du Royaume de Belgique.