La bière et la brasserie... d'hier et d'aujourd'hui
D'après les auteurs de l'Antiquité, c'est de l'Egypte que l'usage de la bière se serait repandu dans toute l'Europe. Au début, il y avait deux sortes de bières: la douce et la forte.
La bière était fabriquée partout à peu près de la même façon, mais les ingrédients employés différaient avec les pays.
Les médecins de l'Antiquité discutèrent beaucoup sur les défauts et les qualités de la bière: les uns disaient qu'elle ne pouvait que nuire à la santé et charger l'estomac, d'autres que c'était la meilleur boisson pour maintenir le corps en parfaite santé.
A Paris, des statuts furent donnés aux cervoisiers vers 1268, par le premier garde de la Prévôté de Paris, Etienne BOILEAU. Mais cette corporation était plus ancienne, elle remonterait à la première moitié du 13ème siècle. Alors, on ne permettait qu'à peu de personne de vendre de la bière: les maisons des brasseurs ou leurs brasseries étaient les seuls endroits où l'on pouvait se procurer de la bière, à moins d'en fabriquer chez soi, mais pour son usage personnel...
Aux 13ème et 14ème siècles, la communauté étaient dirigée par deux prud'hommes. En 1489, ces statuts furent confirmés et la communauté prit le nom de « communauté des cervoisiers et faiseurs de bière ». On remarque là, la différence entre cervoise et bière.
-La durée d'apprentissage fut fixée à 3 ans et après avoir payé 60 sous et fait un chef-d'oeuvre devant les jurés, l'apprenti devenait maître.
-Les brasseurs devaient avoir une marque, dont le modèle en plomb était déposé à la chambre du procureur du Roi. Les barils de chaque brasseur devaient être marqués. Les jurés étaient investis d'un droit de visite sur les bières venues du dehors et vendues à Paris.
De nouveaus statuts furent rédigés en 1514, 1630 et 1687: on y disaient, entre autre, qu'il était interdit de brasser le dimanche, les jours de fêtes solennelles et fêtes de Notre Dame.
Vers le milieu du 17ème siècle, la rumeur publique prétendit que la levure de bière que les brasseurs vendaient aux boulangers était mauvaise et empoisonnait le pain. Mais les brasseurs sortirent vainqueurs et ils continuèrent à avoir le monopole de la vente de la levure.
On pouvait même interdire de brasser les années de disette pour garder les céréales pour l'alimentation: en 1693 par exemple. En temps ordinaire, on ne pouvait faire par jour, dans chaque brasserie, qu'un seul brassin de quinze setiers de farine maximum. Le brasseur devait, à chaque brassin, avertir le commis de la perception de l'heure où il mettait le feu sous la chaudière, sous peine d'amende et de confiscation.
A la fin du 18ème siècle, la corporation était dirigée par trois jurés ou gardes. L'apprentissage durait 5 ans, faire trois ans de compagnonage et réaliser un chef-d'oeuvre avant de devenir maître.
LA SANTE PAR LA BIERE